Cette première édition de la série « Family business insights » de Deloitte Private, examine le monde des entreprises familiales : leur classement mondial et régional en termes de nombre et de chiffre d'affaires, leur gestion des risques et leur planification stratégique pour assurer leur succès à long terme, leur approche de la gouvernance, etc.
Les entreprises familiales ont la cote
Le nombre d'entreprises familiales dans le monde devrait augmenter de 22 % entre 2020 et 2030, avec un chiffre d'affaires annuel qui devrait progresser de 84 % au cours de cette période, dépassant ainsi la croissance prévue de 59 % pour les entreprises non familiales.
Le chiffre d'affaires des entreprises familiales augmente
Le chiffre d'affaires des entreprises familiales devrait atteindre 29 000 milliards de dollars américains d'ici 2030, soit une augmentation rapide de 84 % entre 2020 et 2030, dépassant la croissance prévue de 59 % pour les entreprises non familiales.
Une réorganisation de la transmission des entreprises familiales est en marche
Il est à noter que 26 % des entreprises familiales envisagent de faire appel à des investisseurs extérieurs ou à des capitaux privés, 19 % comptent augmenter la participation dans les entreprises de gestion non familiales, 12 % projettent d’entrer en bourse et 3 % envisagent de céder leur entreprise.
Une croissance prometteuse grâce aux investissements technologiques
La stratégie la plus prisée des entreprises familiales, adoptée par 40 % des entreprises interrogées, consiste à investir dans l'innovation technologique, telle que l'IA, afin d'améliorer l'efficacité, de réduire les coûts et de développer leurs initiatives.
L'Europe est la destination privilégiée
L'Europe est la première destination des entreprises familiales pour leur expansion, 51 % d'entre elles prévoyant de développer leurs activités dans la région au cours des 12 à 24 prochains mois. L'Amérique du Nord arrive en deuxième position, avec 48 % des entreprises souhaitant s'y développer.
Les entreprises familiales dirigées par des femmes surpassent les autres
Les entreprises dirigées par des femmes PDG, qui représentent 23 % des entreprises interrogées, ont connu une croissance de leur chiffre d'affaires plus élevée en 2024, à 10 %, contre 8 % pour les hommes. L'incertitude économique en tête du classement des risques Les entreprises familiales ont identifié l'incertitude économique comme leur principal risque externe, 69 % des répondants la classant comme un risque modéré/élevé et 68 % affirmant qu'elle entraînait des retards dans les investissements commerciaux clés et les initiatives de croissance. 73 % ont également indiqué que les tensions géopolitiques contribuent à la volatilité/l'incertitude économique, et 70 % affirment que l'imposition de droits de douane élevés nuira à l'économie/à leur entreprise.
Les cybermenaces suscitent un intérêt particulier pour les investissements
Les cybermenaces constituent également une préoccupation, 69 % des entreprises les classant comme un risque externe modéré/élevé et 61 % estimant que leur manque de préparation aux cyberattaques représente un risque interne modéré/élevé. En réponse, 42 % des entreprises familiales renforcent actuellement leurs défenses en matière de cybersécurité et de gouvernance des données.
Difficultés à attirer et à retenir les talents
Le taux de rotation moyen du personnel dans les entreprises familiales atteint 20 %, 64 % d'entre elles déclarant avoir des difficultés à attirer et à retenir les talents. En réponse, les entreprises familiales adoptent le modèle du télétravail (76 %) et s'efforcent d'offrir des programmes de rémunération compétitifs à court et à long terme, des perspectives d'évolution de carrière et une culture d'entreprise positive et inclusive.
Les défis liés à l'autorité et à la planification de la succession se profilent
Les entreprises familiales utilisent toute une gamme d'approches en matière de gouvernance, les plus populaires étant la tenue de réunions familiales régulières (43 %), la mise en place d'un conseil familial (41 %) et l'instauration de directives éthiques (41 %). Les défis les plus souvent cités en matière de gouvernance auxquels les entreprises familiales sont actuellement confrontées concernent l'incertitude quant à l'autorité décisionnelle (37 %) et la planification de la succession pour les transitions de direction (36 %).