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Le niveau de confiance des CFO français en baisse ces 6 derniers mois

CFO Survey – 1er semestre 2026

Face à une incertitude devenue durable, 78 % des CFO français constatent un niveau de risque élevé ou très élevé, tandis que leur rôle évolue vers un pilotage stratégique de la résilience des entreprises. Entre tensions géopolitiques, inflation, taux d’intérêt, coûts de l’énergie et fragilisation des chaînes d’approvisionnement, les directions financières doivent désormais anticiper et gérer une instabilité devenue la nouvelle norme. 

En résumé :

  • En 2026, les CFO français misent sur les fondamentaux internes (marges, trésorerie, autofinancement) pour piloter la croissance dans un nouveau régime d’incertitude durable.  
  • Cette nouvelle édition place le risque géopolitique en tête des menaces, devant les perspectives économiques et le renforcement des réglementations, renforçant le rôle du CFO comme stratégique dans l’entreprise.  
  • Les directeurs financiers français privilégient la croissance interne et la réduction des coûts, tout en sécurisant la supply chain, le pricing et la résilience énergétique pour protéger le chiffre d’affaires et les marges opérationnelles.  
  • 53 % des CFO français ont investi dans l’analyse de scénarios et les études d’impact, et 46 % intègrent les risques géopolitiques dans leur planning stratégique, illustrant une montée en puissance du scenario planning et du rolling forecast.  
  • Malgré la hausse durable des coûts énergétiques, une majorité de CFO estime que leur business model reste résilient face aux chocs pétroliers et aux tensions au Moyen-Orient. 

 

Les 4 points clés à retenir

🔎​ Perception générale 

Corrélat d’un optimisme en perte de vitesse, le chiffre d’affaires et les marges opérationnelles s’imposent aujourd’hui comme les indicateurs les plus sensibles, reflet d’un environnement macroéconomique instable et d’une pression marquée sur les coûts.

Pour 78 % des CFO français, le niveau d’incertitude externe est élevé ou très élevé (soit 9 points au-dessus de la moyenne européenne qui est de 69 %), signe d’une sensibilité accrue au contexte macroéconomique.

77 % des directeurs financiers français jugent la période peu propice aux risques de bilan : une posture défensive qui traduit la priorité donnée à la solidité du bilan sur les ambitions d’expansion.

📊​ Priorités stratégiques 

La croissance interne reste l’axe stratégique n°1 (7,19 sur une échelle de 1 à 10), confirmant que les CFO choisissent d’investir dans leur cœur d’activité plutôt que de s’en retirer.

La réduction des coûts (6,87) et la croissance sur les marchés existants (6,82) arrivent juste derrière, suivis par la digitalisation et le lancement de nouveaux produits, suggérant un double objectif : protéger les marges tout en poursuivant le développement de la base clients. L’axe stratégique le moins ciblé concerne les dépenses d’investissement (CAPEX, à 4,22), faisant écho à un positionnement défensif.

Le financement interne s’impose pour 44 % des CFO français, contre 60 % au niveau européen. Un écart qui s’explique moins par un désintérêt pour l’autofinancement que par une plus grande disponibilité de fonds propres dans le tissu des grandes entreprises européennes.

🛡️ ​Hiérarchisation des risques 

Le risque géopolitique s’affirme majeur. 79 % le considèrent comme une menace significative devant les perspectives économiques à 67 % et l’alourdissement de la réglementation à 39 %. Parmi les domaines les plus impactés se trouvent l’approvisionnement en matériaux essentiels à 53 %, l’approvisionnement énergétique et la politique commerciale à 49 %, illustrant un monde où les flux commerciaux sont de plus en plus instrumentalisés.  

53 % ont investi dans l’analyse de risques et les études d’impact pour renforcer leur résilience, mais encore peu de leviers d’adaptation sont déployés. 8 % n’ont rien entrepris VS 11 % au niveau européen, battant en brèche un présupposé retard français. Les entretiens qualitatifs soulignent que les risques géopolitiques touchent les grandes entreprises de façon surtout indirecte, à travers budgets client, contraintes d’approvisionnement et inflation réglementaire. 

⚡​ Chocs énergétiques

L’impact effectif et prévisionnel des chocs pétroliers est acquis par l’ensemble des acteurs. Cependant, les directeurs financiers français semblent garder confiance dans la résilience du tissu énergétique national et dans les fondamentaux de leur entreprise.

En effet, pour 74 %, l’augmentation des coûts énergétiques en Europe a déjà un impact sur leur rentabilité opérationnelle ou a ralenti les décisions d’investissements, et 38 % anticipent une influence négative modérée à significative sur leurs marges. À l’échelle européenne, ce sont 48 % des CFO qui suggèrent une plus grande exposition et/ou un plus fort attentisme.

Pour autant, 68 % pensent que leur business model absorbera le choc des perturbations énergétiques sans impact majeur sur les 12 prochains mois, révélant une certaine résilience énergétique française.

Et maintenant ?  

Trois chantiers qui viendront structurer cette trajectoire dans les mois à venir :

Pour aller plus loin

Pour découvrir les résultats à l'échelle européenne, accéder à l'étude Deloitte European CFO Survey - Spring 2026

Retour sur l’édition précédente   

CFO Survey – 2e semestre 2025 

Fin 2025, dans un environnement économique marqué par l’incertitude, les directeurs financiers français confirment leur rôle d’architectes de la résilience et de la performance durable.  

> Télécharger l'étude

Questions fréquentes  

Quel est le rôle du CFO dans la stratégie de croissance à l’horizon 2026 ? 

En 2026, le CFO occupe un rôle de pilotage stratégique central, arbitrant entre résilience du bilan, protection des marges et investissements de croissance, et devenant le point de convergence des enjeux géopolitiques, énergétiques et réglementaires.  

Pourquoi le risque géopolitique est-il la priorité des CFO en 2026 ? 

79 % des CFO français citent les risques géopolitiques comme menace principale, car ils impactent directement les coûts de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement, la politique commerciale et in fine la rentabilité des entreprises.  

Comment les CFO intègrent-ils les risques géopolitiques dans leur stratégie financière ? 

Les CFO français renforcent leur scenario planning, intègrent les risques géopolitiques dans le plan stratégique à 3/5 ans, sécurisent les flux critiques (matériaux, énergie, logistique) et mettent en place des stress tests de résilience.  

Quels leviers de croissance privilégient les CFO ? 

Les CFO français privilégient la croissance interne sur les marchés existants, la réduction des coûts et la digitalisation, tout en reportant les stratégies plus offensives d’expansion externe et d’augmentation du CAPEX.  

Quels types de risques externes les CFO français surveillent-ils en priorité ? 

Les directions financières surveillent en priorité les perturbations d’approvisionnement en matériaux essentiels, les chocs énergétiques, les évolutions de la politique commerciale, les tensions au Moyen-Orient, les perturbations logistiques et les cyberattaques.  

Quelles sont les perspectives économiques perçues par les CFO ? 

Les CFO français jugent le niveau d’incertitude externe élevé ou très élevé, mais anticipent encore une hausse des revenus et des marges, en misant sur la solidité des fondamentaux et une capacité d’adaptation aux chocs successifs.  

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