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Adoption et impact de l’IA au sein des entreprises

Un potentiel qui reste encore inexploité

Les entreprises ont franchi une première étape avec l’intelligence artificielle : elles testent, apprennent et multiplient les cas d’usage. Pourtant, une grande partie du potentiel reste encore inexploité. Notre étude State of AI in the Enterprise identifie les principaux leviers pour passer à l’échelle : aligner stratégie, données, technologie, talents et gouvernance afin de transformer ces essais en impact durable.

En résumé

  • L’IA en entreprise offre un potentiel encore sous-exploité, dont la réussite dépend du passage rapide de la stratégie à l’exécution. 
  • L’adoption de l’IA s’accélère fortement, avec des gains avérés en productivité et efficacité, mais une transformation business encore limitée. 
  • Les plateformes de données cloud-native et une stratégie data unifiée sont devenues essentielles pour déployer l’IA à l’échelle
  • Le manque de compétences en intelligence artificielle reste le principal frein à son intégration opérationnelle. 
  • L’IA souveraine, l’IA agentique et l’IA physique s’imposent comme des enjeux stratégiques majeurs pour les entreprises. 
  • La gouvernance de l’IA est désormais un levier clé pour sécuriser les usages et créer un avantage concurrentiel durable. 

State of AI in the Enterprise

Adoption, impact et leviers d’accélération

Téléchargez notre étude complète (English version) pour voir comment structurer usages, gouvernance et mesure de l’impact autour de l’IA.

Résultats clés de l’édition 2026 :  

L’adoption de l’IA en entreprise progresse

L’accès des collaborateurs à l’intelligence artificielle a augmenté de 50 % en 2025, et les attentes en matière de passage à l’échelle sont élevées : le nombre d’entreprises ayant ≥ 40 % de leurs projets en production devrait doubler dans les six prochains mois.

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Accélération de projets en production

Élargir le champ des possibles

L’IA tient ses promesses en matière d’efficacité et de productivité, et deux fois plus de dirigeants que l’an dernier déclarent constater un impact transformationnel. Pourtant, seuls 34 % réinventent réellement leur modèle économique.

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Approche actuelle de la transformation numérique avec l'IA

L’impact de l’IA sur les effectifs reste limité

Le déficit de compétences en IA est perçu comme le principal obstacle à l’intégration. L’éducation — plutôt que la refonte des rôles ou des workflows — est le levier n°1 utilisé par les entreprises pour adapter leurs stratégies de gestion des talents face à l’IA.

IA souveraine = contexte + capacités 

On parle d’IA souveraine lorsqu’un pays — et les entreprises qui y opèrent — déploient l’IA selon leurs propres lois, infrastructures et données. Il ne s’agit pas seulement de propriété, mais d’indépendance stratégique.  

 

La montée en puissance imminente de l’IA agentique 

L’usage de l’IA agentique devrait fortement augmenter au cours des deux prochaines années, mais les mécanismes de supervision ne suivent pas : seule une entreprise sur cinq dispose d’un modèle mature de gouvernance des agents IA autonomes.  

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Étendue de l'utilisation de l'IA agentique

La forte croissance de l’IA physique 

Une progression de 22 points en deux ans. Plus de la moitié des entreprises (58 %) déclarent utiliser aujourd’hui l’IA physique, au moins de manière limitée. Ce chiffre devrait atteindre 80 % d’ici deux ans, avec l’Asie-Pacifique en tête des premières mises en œuvre. 

 

Être prêt stratégiquement VS opérationnellement

Par rapport à l’an dernier, davantage d’entreprises (42 %) estiment que leur stratégie est très bien préparée à l’adoption de l’IA. En revanche, elles se sentent moins prêtes en matière d’infrastructure, de données, de gestion des risques et de talents. 

Quelles sont les principales préoccupations liées à l’IA en entreprise ? 

À mesure qu’elles abordent la phase de passage à l’échelle, les directions s’interrogent sur le retour sur investissement (ROI), les pratiques éthiques, la formation des effectifs et les actions stratégiques de mise sur le marché.  

 

Que fait l’IA pour l’entreprise ? 

La transformation digitale portée par l’IA peut générer de nombreux bénéfices, allant de la réduction des coûts à l’amélioration de la prestation de services. À ce stade, les gains de productivité et d’efficacité arrivent en tête : deux tiers des organisations (66 %) déclarent avoir obtenu des résultats dans ces domaines.

Les autres bénéfices constatés sont :

  • Amélioration des analyses et de la prise de décision (53 %)
  • Réduction des coûts (40 %)
  • Renforcement des relations clients/usagers (38 %)
  • Amélioration des produits et services et stimulation de l’innovation (20 %)
  • Augmentation du chiffre d’affaires (20 %)

La croissance des revenus reste largement une ambition : 74 % des organisations espèrent augmenter leur chiffre d’affaires grâce à l’IA, contre seulement 20 % qui y parviennent déjà aujourd’hui.

Ces chiffres suggèrent que l’IA est sur le point de changer d’échelle et de générer des bénéfices bien au-delà des seuls gains d’efficacité et de productivité. In fine, le succès de l’IA ne se résume pas à améliorer l’efficience ou même à accroître les revenus, mais à créer une différenciation stratégique et un avantage concurrentiel durable.

Comment l’IA transforme-t-elle les fonctions métiers ? 

34 % des organisations interrogées commencent à utiliser l’IA pour transformer en profondeur leurs activités, en créant de nouveaux produits et services ou en réinventant leurs processus clés ou modèles économiques. Un autre tiers (30 %redessine ses processus clés autour de l’IA. Le dernier tiers (37 %) utilise l’IA de manière plus superficielle, avec peu ou pas de modification des processus existants.

Si tous captent des gains de productivité et d’efficacité, seul le premier groupe réinvente réellement son activité plutôt que d’optimiser l’existant.

Par ailleurs, les attentes d’impact varient selon les types de technologies d’IA :

Les domaines où l'IA générative (GenAI) est perçue comme ayant l’impact le plus fort sont : la recherche et la gestion des connaissances, les assistants virtuels et chatbots et la génération de contenu.

L’IA agentique est appelée à avoir un impact majeur dans le support client, mais aussi dans la gestion de la supply chain, la R&D, la gestion des connaissances et la cybersécurité. Les entreprises interrogées déploient déjà des agents IA autonomes dans de nombreuses fonctions :

  • Une entreprise de services financiers développe des workflows agentiques pour capter automatiquement les actions issues de réunions en visioconférence, rédiger des communications de relance et suivre l’exécution des engagements. 

  • Une compagnie aérienne utilise des agents IA pour aider les clients à effectuer les transactions les plus courantes (reprogrammation de vols, reroutage de bagages), libérant ainsi du temps pour les salariés sur des cas plus complexes.

  • Un industriel déploie des agents IA pour soutenir le développement de nouveaux produits, en aidant à arbitrer entre des objectifs concurrents tels que les coûts et le time-to-market

  • Dans le secteur public, des agents IA sont utilisés pour pallier les pénuries de main-d’œuvre, en collaboration avec les agents physiques sur des processus clés.

Les applications de l’IA physique couvrent un large éventail de contextes industriels et commerciaux. Les cas d’usage les plus courants incluent :

  • Robots collaboratifs (cobots) sur les lignes d’assemblage
  • Drones d’inspection avec capacités de réponse automatisée
  • Bras robotisés de préparation de commandes
  • Chariots élévateurs autonomes

L’adoption est particulièrement avancée dans l’industrie manufacturière, la logistique et la défense, où la robotique, les véhicules autonomes et les drones transforment déjà les opérations.

Comment gérer la gouvernance des modèles d’IA, des données et la réglementation ? 

À mesure que l’IA passe de l’expérimentation au déploiement, la gouvernance devient le facteur clé entre la réussite du passage à l’échelle et l’enlisement. Les entreprises où la direction générale façonne activement la gouvernance de l’IA créent significativement plus de valeur que celles qui délèguent cette responsabilité aux seules équipes techniques.

Une gouvernance efficace fait de la supervision une responsabilité collective, intégrée aux dispositifs d’évaluation de la performance, afin que lorsque l’IA prend en charge davantage de tâches, les collaborateurs assurent une supervision active.

Les systèmes autonomes renforcent également les exigences en matière de gouvernance des données et de cybersécurité. Les organisations doivent définir à :

  • Où l’humain doit rester maître des décisions ?
  • Comment les décisions automatisées sont auditées ?
  • Quels journaux de comportement des systèmes doivent être conservés ?

Sur le plan réglementaire, une gouvernance efficace s’intègre aux structures existantes de gestion des risques et de contrôle, plutôt que de créer des fonctions parallèles « fantômes ». Elle se concentre sur l’identification des cas d’usage à haut risque, l’application de principes de conception responsable et la validation indépendante lorsque c’est nécessaire. Les organisations les plus avancées anticipent l’évolution des exigences légales et conçoivent des systèmes capables de démontrer leur sécurité, leur équité et leur conformité.

Concernant les données, les architectures et infrastructures héritées ne sont pas adaptées à une IA autonome en temps réel. À mesure que l’IA dépasse le logiciel pour s’étendre aux équipements, machines et environnements edge, les entreprises doivent évaluer la capacité de leurs fondations technologiques à soutenir des déploiements d’IA physique. La modernisation doit permettre la création d’une « colonne vertébrale IA » : un système temps réel, à l’échelle de l’entreprise, capable de s’adapter dynamiquement aux évolutions business et réglementaires.

Conduite du changement IA : comment préparer les effectifs ? 

Selon les dirigeants interrogés, l’insuffisance des compétences des collaborateurs constitue le principal frein à l’intégration de l’IA dans les workflows existants. Voici les principales actions mises en œuvre pour adapter la stratégie talents :

Former l’ensemble des collaborateurs afin d’élever le niveau global de maîtrise de l’IA (53 %)

Concevoir et déployer des stratégies d’upskilling et de reskilling (48 %)

Évaluer les besoins cibles en recrutement et attirer des talents spécialisés en IA (36 %)

Repenser les parcours professionnels et la mobilité de carrière (33 %)

Anticiper l’évolution de l’offre et de la demande de compétences (30 %)

Mettre en place des incitations à la performance liées à l’usage de l’IA (30 %)

Fusionner ou réimaginer des entités organisationnelles en fonction des nouveaux usages de l’IA (30 %)

Mesurer la confiance et l’engagement des collaborateurs (30 %)

Ajuster l’équilibre entre salariés, contractuels et travailleurs indépendants (19 %)

Si la majorité des organisations se concentre sur la formation, peu d’entre elles reconfigurent en profondeur les rôles, les workflows et les parcours de carrière. Les organisations les plus performantes réinventent les métiers afin de combiner de manière fluide les forces humaines et les capacités de l’IA, en exploitant pleinement les deux dimensions.

L’émergence de nouveaux rôles (responsables des opérations IA, spécialistes de l’interaction humain-IA, garants de la qualité, etc.) témoigne d’une évolution plus profonde : l’IA devient un composant structurel de l’organisation du travail.

Les organisations avancées automatisent de bout en bout les workflows que l’IA peut exécuter, tandis que les humains se concentrent sur le jugement, la gestion des exceptions et la supervision stratégique. L’objectif n’est ni de remplacer les humains ni de simplement les assister, mais de créer des partenariats complémentaires humain-IA, où la performance combinée dépasse ce que chacun pourrait accomplir seul.

Les structures organisationnelles commencent à s’aplatir à mesure que l’IA absorbe les tâches d’exécution routinières. Certaines entreprises rapprochent les fonctions technologiques et RH afin de faire évoluer conjointement les systèmes et l’organisation du travail.

Le rythme de la conduite du changement lié à l’IA varie selon les secteurs, mais la trajectoire est claire : les rôles, les compétences et les parcours professionnels doivent être reconstruits, et non simplement ajustés. Les organisations doivent repenser le travail de manière holistique, plutôt que de superposer l’IA à des processus hérités.

Conseil en Intelligence Artificielle

Accélérer, sécuriser et gouverner vos usages de l’IA

Passez de la stratégie à l’industrialisation de l’IA en structurant vos usages, vos données et votre gouvernance.

Questions fréquentes

L’IA en entreprise désigne l’ensemble des technologies d’intelligence artificielle utilisées pour améliorer la performance opérationnelle, la prise de décision et la création de valeur. En 2026, elle ne se limite plus à l’automatisation ou à l’analytique avancée : elle inclut l’IA générative, l’IA agentique et l’IA physique, intégrées au cœur des processus métiers et des modèles économiques. 

L’adoption de l’IA progresse rapidement car elle génère des gains mesurables en productivité et en efficacité. En 2025, l’accès des collaborateurs à l’IA a augmenté de 50 %, et le nombre d’entreprises ayant une part significative de projets IA en production devrait doubler. Cette accélération est portée par la maturité technologique, la pression concurrentielle et l’arrivée de cas d’usage à fort impact. 

Les bénéfices les plus fréquemment observés sont :

  • L’amélioration de la productivité et de l’efficacité opérationnelle
  • Une meilleure analyse des données et une prise de décision augmentée
  • La réduction des coûts
  • L’amélioration de la relation client
  • L’innovation produit et service

À terme, l’IA vise surtout à créer un avantage concurrentiel durable, au-delà des seuls gains d’efficience.

L’IA souveraine désigne la capacité d’un pays ou d’une organisation à déployer l’IA selon ses propres lois, infrastructures et données. Elle repose sur l’indépendance stratégique, la maîtrise des chaînes technologiques et la protection des données sensibles, et va bien au-delà de la simple notion de propriété.

Les préoccupations majeures concernent :

  • Le retour sur investissement (ROI)
  • L’éthique et la conformité réglementaire
  • La montée en compétences des collaborateurs
  • La mise sur le marché et la priorisation des cas d’usage

Ces enjeux deviennent critiques à mesure que l’IA quitte la phase d’expérimentation.

L’impact sur les effectifs reste limité, mais le déficit de compétences est le principal frein. Les entreprises privilégient la formation, l’upskilling et le reskilling. Les organisations les plus avancées repensent les rôles, automatisent les workflows de bout en bout et créent de nouveaux métiers liés à l’IA.

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