Point d’étape sur la mise en oeuvre volontaire et perspectives d’enrichissement
L’affichage environnemental s’impose comme un enjeu central de la transformation durable de la mode, qui mobilise l’attention de tous ses acteurs. Après plusieurs années d’expérimentations et de débats techniques ponctués de phases de consultation, l’éco-score est finalement entré en vigueur le 1er octobre 2025. Il repose, pour le moment, sur un dispositif d’application volontaire par les marques.
Ainsi, depuis quelques mois, les débats collectifs laissent la place à l’appropriation individuelle par les entreprises, suscitant de nombreux questionnements techniques mais surtout stratégiques au sein des organisations, tels que :
Pour comprendre la manière dont les marques se saisissent de ce dispositif inédit, nos experts ont mené de nombreux entretiens1 auprès de marques, d’apporteurs de solutions et d’institutions, mettant en lumière une multitude de positionnements, de motivations et de freins dans l’appréhension de l’éco-score français.
Ce rapport propose donc un premier bilan sur la mise en œuvre volontaire du dispositif, ponctué de retours d’expérience d’acteurs du secteur, présentant :
Cette étude a été rédigée par Clémence Hulet et Inès de Beauvoir, respectivement Directrice et Manager dans l’équipe Sustainability de Deloitte France, avec le soutien de Clarisse Lelong et Ywan Penvern, Associés, et Chloé Lamberger, Romain Radziminski, Clémence Imbaud et Anne-Charlotte Sauveplane, des équipes Sustainability et quantification d’impact environnemental.
Face à des constats environnementaux et sociaux alarmants, à la prise de conscience des consommateurs et à l’accélération de l’actualité réglementaire, le secteur de la mode est plus que jamais appelé à se réinventer.
1 23 entretiens réalisés d’octobre à décembre 2025 auprès d’un panel varié d’acteurs : des marques (mass market, premium, luxe, outdoor, made in France, etc.), des distributeurs (en ligne et en physique), des apporteurs de solutions digitales (traçabilité, calcul environnemental) et des institutions.
L’affichage environnemental textile est le dispositif français d’évaluation de l’impact environnemental des produits d’habillement pour information du consommateur, porté par l’ADEME et le Commissariat Général au Développement Durable. L’affichage du coût environnemental vise à informer les consommateurs sur les impacts environnementaux des produits ou services qu’ils consomment. À l’image du prix qui représente le « coût économique » d’un bien ou d’un service, le coût environnemental traduit, sous forme d’une valeur chiffrée, l’impact sur l’environnement tout au long du cycle de vie du produit ou du service.
L’objectif de l’affichage environnemental est de diminuer l’impact global du secteur de deux manières : en informant le consommateur du coût environnemental des vêtements et en mettant à disposition des marques un outil d’écoconception.
L’affichage environnemental textile prend en compte 16 catégories d’impacts environnementaux de la méthode PEF (Product Environmental Footprint) (changement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, etc.), enrichies de 3 compléments français hors ACV (présence de microfibres, export des vêtements hors Europe et non réutilisés, durabilité non-physique incluant la largeur de gamme et l’incitation à la réparation).
Les produits éligibles à l’affichage environnemental sont les produits textile d’habillement, hors linge de maison et chaussures.
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