Le marché immobilier européen a commencé à s'adapter aux nouvelles conditions. Les taux d'intérêt élevés, la hausse des loyers et le ralentissement de la construction de nouveaux logements ont incité les ménages et les promoteurs immobiliers à faire preuve d'une plus grande prudence. La demande reste toutefois forte, en particulier dans les villes qui connaissent une croissance démographique importante.
Découvrez les résultats de la dernière édition de l’étude Property Index, basés sur une enquête menée dans 28 pays européens.
Après plusieurs années difficiles marquées par la pandémie de Covid-19 et la crise énergétique, l'économie de la zone euro a renoué avec une croissance modeste en 2024, le PIB augmentant de 0,7 %. Cette croissance a été principalement tirée par un rebond de la consommation des ménages, soutenu par la hausse des salaires réels et les bons chiffres de l'emploi.
Les investissements sont toutefois restés faibles en raison des coûts de financement élevés et de l'incertitude politique persistante. En 2025, le PIB devrait à nouveau progresser de 0,8 %. Les perspectives reflètent une reprise modérée, mais aussi des risques mondiaux accrus, notamment en raison de la montée des mesures protectionnistes et des tensions commerciales. Ces facteurs risquent de peser sur le moral des entreprises et l’activité d’investissement dans toute la région.
Le sentiment général sur le marché résidentiel pour 2024 et début 2025 se caractérise par une stabilisation progressive après deux années de forte baisse des transactions et des prix. Des signes de reprise sont présents mais restent irréguliers et mitigés, le volume des transactions étant trop faible pour établir une dynamique véritablement positive.
En France, les prix de l'immobilier sont en baisse pour le cinquième trimestre consécutif, mais cette tendance devrait s'atténuer progressivement. En province, la baisse des prix est plus prononcée pour les maisons que pour les appartements, avec une diminution prévue. En Île-de-France, les prix continuent de baisser de manière significative, en particulier pour les appartements à Paris, même si le rythme de la baisse devrait se modérer l'année suivante.
Au cours de l'année 2024, le marché locatif a connu une augmentation moyenne des loyers supérieure à l'inflation dans tout le pays. Ces augmentations ont également touché tous les types de biens immobiliers. Les logements les plus loués au cours de l'année ont été les studios.