Découvrez les perspectives du marché du financement immobilier à travers notre étude, révisée chaque trimestre. Elle s’appuie sur des données exclusives issues d'une vaste enquête menée auprès de plus de 50 prêteurs à travers la région EMEA. Cette étude offre une vision complète des conditions actuelles du marché et des principales tendances qui le façonnent.
En France, le 4e trimestre 2025 s’est caractérisé par une hausse de l’activité transactionnelle, les prêteurs faisant état d’un pipeline très dynamique, laissant entrevoir un rebond progressif de la dynamique du marché par rapport au début de l’année.
Toutefois, toutes classes d’actifs confondues, les prêteurs conservent une approche très sélective, privilégiant toujours les financements bien structurés, les sponsors expérimentés et les actifs core. Les transactions plus complexes ou value-add reposent de plus en plus sur la dette privée ou des structures de financement alternatives, alors que le financement bancaire traditionnel reste discipliné et sensible aux marges.
Par classe d’actifs, le résidentiel reste actif, soutenu par l’intérêt continu pour le logement étudiant et un positionnement sélectif sur les segments des résidences services et seniors, bien qu’une grande partie de l’activité soit davantage portée par les besoins de refinancement que par le financement de nouvelles acquisitions.
De même, le secteur hôtelier continue de faire preuve de résilience, notamment sur le segment haut de gamme, soutenu par une occupation et des niveaux de prix robustes, tandis que les prêteurs restent attentifs à la qualité des opérateurs. La logistique continue de bénéficier d’une demande soutenue et d’une offre limitée en nouveaux développements, tandis que la concurrence entre prêteurs reste forte, avec une attention toujours portée à la qualité des locataires.
Pour les bureaux, le marché confirme le retour de l'intérêt des investisseurs, avec une activité en hausse et plusieurs transactions de taille importante en cours, même si la reprise reste concentrée de manière sélective sur les actifs prime.
Enfin, le retail demeure globalement stable mais peu dynamique, avec une activité concentrée sur les retail parks et les actifs de centre-ville bénéficiant des meilleures localisations, tandis que la fragilité des locataires et la hausse des défauts continuent de peser sur l’évaluation par les prêteurs de la pérennité des revenus locatifs.