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La gestion des risques internes est votre première ligne de défense

Quatre mesures clés pour protéger vos actifs et assurer votre sécurité

Parmi les principaux constats2 :

La négligence demeure la forme de menace interne la plus fréquente, 92 % des organisations qui suivent l’intention sous-jacente des incidents ayant signalé au moins un incident lié à la négligence.

Parmi les menaces internes délibérées et malveillantes, les catégories d’incidents les plus fréquemment signalées étaient les suivantes :

  • Le harcèlement et la violence en milieu de travail (50 %) constituent désormais la catégorie de risque interne la plus fréquemment signalée.
  • Les incidents de fraude (44 %) et de vol d’informations personnelles – PPI (41 %) demeurent parmi les menaces internes les plus répandues
  • Bien que moins fréquents, les incidents de sabotage TI (13 %), d’ingérence étrangère (9 %) et d’extrémisme violent (9 %) continuent d’être signalés, soulignant la diversité des risques internes auxquels les organisations doivent se préparer.

Malgré une sensibilisation croissante, seulement 5 % des organisations déclarent avoir mis en place des politiques et des cadres de gouvernance robustes en matière de gestion des risques internes.

Les risques internes représentent une menace de plus en plus grande au sein des organisations canadiennes. Ils mettent en péril la sécurité des systèmes essentiels à la mission, de la propriété intellectuelle et des employés. Leurs coûts financiers et liés à la réputation peuvent être élevés : les organisations dépensent en moyenne 19,5 millions de dollars américains par année pour leurs processus de maîtrise et d’intervention en cas d’incident1. Ce montant moyen est généralement plus élevé pour les grandes entreprises d’Amérique du Nord, particulièrement dans les secteurs de la santé et des TI.

Pour répondre à ces risques, vous devez mettre en œuvre la gestion des risques internes à l’échelle de l’organisation, en adoptant des stratégies proactives et complètes conçues pour détecter et atténuer les menaces qui viennent de l’intérieur. La gestion des risques internes renforce les contrôles de détection et d’intervention, réduisant ainsi les risques d’utilisation inappropriée des accès privilégiés, qu’elle soit malveillante ou accidentelle.

La gestion des risques internes n'est plus une capacité émergente. Elle devient rapidement un pilier des stratégies de résilience organisationnelle. Votre organisation est-elle prête?

Dans cet article, nous décrivons quatre mesures clés pour mettre en place une gestion efficace des risques internes au sein de votre organisation.

La gestion des risques internes n’est plus une discipline émergente. Elle est de plus en plus reconnue comme un risque d’entreprise qui touche les personnes, l’information, les opérations, la réputation et la confiance. Le sondage 2025-2026 de Deloitte révèle que les menaces internes demeurent omniprésentes au sein des organisations canadiennes, tandis que la maturité des programmes continue d’accuser un retard par rapport au niveau de sensibilisation observé.

Pour renforcer leur résilience organisationnelle, les organisations doivent faire évoluer leur approche de la gestion des risques internes au-delà des contrôles traditionnels et des mécanismes d’intervention réactifs. Elles doivent adopter une gouvernance intégrée, une surveillance proactive et une approche centrée sur les personnes afin de gérer efficacement les risques internes.

Voici par où commencer.

Les résultats du sondage mettent en lumière un écart persistant en matière de gouvernance. Bien que 51 % des organisations déclarent disposer d’un groupe de travail dédié à la gestion des risques internes, seulement 5 % ont mis en place des politiques et des cadres de gouvernance robustes. Plus du tiers des organisations continuent d’opérer sans cadre formel de gestion des risques internes.

Une gestion efficace des risques internes exige une coordination étroite entre les ressources humaines, la sécurité, la cybersécurité, les affaires juridiques, la conformité, la sécurité physique, la lutte contre la fraude et les responsables d’affaires. Les organisations devraient mettre en place des structures de gouvernance formelles, définir clairement les rôles, les responsabilités et l’imputabilité, et favoriser un partage continu de l’information entre les différentes fonctions. En l’absence d’un modèle de gouvernance intégré, les efforts de détection demeurent souvent fragmentés et réactifs.

En créant des groupes de travail interfonctionnels et des mécanismes de parrainage exécutif, les organisations peuvent mieux harmoniser leurs priorités de risque, améliorer leur prise de décision et développer une capacité durable de gestion des risques internes.

De nombreuses organisations continuent de gérer les risques internes au moyen de politiques, de contrôles et de processus déconnectés. En effet, le sondage démontre que la formalisation demeure l’un des domaines les moins matures de la gestion des risques internes. Seule une faible proportion des organisations dispose de politiques et de cadres de gouvernance suffisamment robustes pour soutenir une gestion des risques à l’échelle de l’entreprise.

Les organisations devraient élaborer un cadre dédié de gestion des risques internes qui établit un langage commun, définit les catégories de risque et les indicateurs comportementaux, et précise les responsabilités en matière de prévention, de détection, d’intervention et d’escalade. Ce cadre devrait intégrer les risques liés à la cybersécurité, à la fraude, aux comportements inadéquats en milieu de travail, à la sécurité physique ainsi qu’aux autres risques organisationnels au sein d’un modèle de gouvernance unique.

Un cadre structuré permet aux organisations de passer d’activités de contrôle isolées à un programme coordonné, cohérent et reproductible favorisant une maturité durable.

Le sondage révèle un écart important de maturité entre les contrôles préventifs et les capacités de détection proactive. La gestion des accès demeure l’une des capacités les plus matures tous secteurs confondus, alors que la surveillance comportementale et les mécanismes de détection accusent toujours un retard. L’adoption des outils d’analyse du comportement des utilisateurs et des entités (UEBA) progresse, mais seulement la moitié des organisations ont atteint un niveau de maturité opérationnel.

Les organisations devraient compléter les mesures préventives traditionnelles par des capacités de surveillance fondées sur le risque permettant de repérer des comportements préoccupants avant qu’un incident ne survienne. Cela comprend la surveillance des activités à risque élevé, le renforcement des processus d’escalade ainsi que l’intégration d’indicateurs comportementaux dans les mécanismes de détection.

L’objectif consiste à passer d’une posture réactive, centrée sur les incidents déjà survenus, à une posture proactive axée sur les indicateurs émergents de risque. Le sondage démontre d’ailleurs qu’aucun secteur n’a encore atteint un niveau de maturité élevé en matière de proactivité, ce qui représente une occasion importante d’amélioration.  

Les résultats du sondage confirment un constat récurrent : les risques internes sont avant tout un enjeu humain. La négligence demeure le principal facteur à l’origine des incidents liés aux risques internes, tandis que le harcèlement et la violence en milieu de travail représentent désormais la catégorie d’incidents la plus fréquemment signalée.

Par conséquent, les organisations doivent élargir leur approche au-delà des seuls contrôles technologiques et investir davantage dans la sensibilisation, la formation et la gestion des risques comportementaux. Les programmes de formation, les mécanismes de signalement et l’engagement des dirigeants demeurent relativement peu matures dans de nombreuses organisations et représentent des occasions critiques de renforcer la résilience organisationnelle.

Créer une culture où les employés comprennent les risques internes, reconnaissent les comportements préoccupants et se sentent habilités à signaler leurs préoccupations est essentiel au succès à long terme d’un programme. Les organisations qui réussiront à combiner des initiatives centrées sur les personnes, une gouvernance robuste et des capacités modernes de détection seront les mieux positionnées pour faire face à l’évolution du paysage des risques internes.

Faites les premiers pas dès aujourd’hui

Une approche efficace de gestion des risques internes protège les actifs essentiels et répond aux impératifs de sécurité nationale, tout en renforçant la résilience de l’organisation et la confiance interne.

Deloitte peut aider votre organisation à mettre en œuvre un programme rentable de gestion des risques internes axé sur une stratégie de sourçage qui attire les talents, rehausse la confiance et transforme l’organisation.

Lire le document La gestion des risques internes - résultats du sondage de Deloitte 2024-2025

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  1. Ponemon Institute and DTEX, 2025 Ponemon Cost of Insider Threats Global Report, 2025.
  2. Les résultats mettent en lumière des tendances importantes; toutefois, ils doivent être interprétés avec prudence. L’augmentation de la taille de l’échantillon, l’évolution de la représentation sectorielle et le caractère déclaratif des évaluations de maturité peuvent influencer les résultats observés. Les variations de maturité reflètent donc potentiellement autant la composition de l’échantillon et la perception des répondants qu’une évolution réelle des capacités organisationnelles.
  3. Le harcèlement et la violence en milieu de travail sont ressortis comme la catégorie de menace interne la plus fréquemment signalée dans le sondage 2025-2026. Ce résultat doit toutefois être interprété avec prudence, puisqu’il semble refléter en partie des tendances plus larges observées dans le secteur gouvernemental. Au sein de la fonction publique fédérale canadienne, le nombre de cas déclarés de harcèlement et de violence en milieu de travail a augmenté de 13 % en 2023, atteignant 2 129 cas. Voir : https://www.cbc.ca/news/politics/workplace-harassment-violence-federal-public-service-1.7178188.

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