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La mauvaise santé a coûté plus de 100 milliards de dollars à l’économie canadienne en 2025, selon Deloitte Canada

Une nouvelle analyse de Deloitte révèle que le Canada pourrait dégager plus de 25 milliards de dollars par année en réduisant les obstacles liés à la santé qui limitent la participation au marché du travail

Toronto, le 22 septembre 2026 – Un nouveau rapport de Deloitte Canada révèle que la mauvaise santé et les responsabilités de proche aidance connexes constituent non seulement un enjeu social, mais aussi un frein important à la main-d’œuvre et à l’économie canadiennes. S’appuyant sur un cadre inédit de mesure de l’écart de productivité lié à la santé, l’analyse conclut que les obstacles liés à la santé qui limitent la participation au marché du travail ont entraîné une perte de production économique de plus de 100 milliards de dollars au pays en 2025. Une réduction de 25 % de ces obstacles pourrait permettre de récupérer plus de 25 milliards de dollars par année.

Depuis plus d’une décennie, la croissance de la productivité du Canada accuse un retard par rapport à celle d’autres économies avancées. Parallèlement, les résultats en matière de santé se détériorent et les pressions exercées sur le marché du travail par les maladies chroniques, les enjeux de santé mentale et les responsabilités de proche aidance continuent de s’intensifier. Le cadre de l’écart de productivité en santé de Deloitte, qui mesure le coût économique de la mauvaise santé et de la proche aidance au Canada, indique que ces tendances sont étroitement liées, mais encore insuffisamment reconnues. Les obstacles liés à la santé limitent de plus en plus la participation au marché du travail et freinent la croissance économique.

« La productivité est l’un des défis les plus importants auxquels le Canada fait face, mais la santé est rarement considérée comme un levier de productivité », affirme Michelle Theroux, leader nationale, secteur des soins de santé, Deloitte Canada. « Nous ne pouvons pas compter uniquement sur la technologie, l’intelligence artificielle ou le perfectionnement des compétences pour résoudre le défi de la productivité au Canada si un nombre croissant de personnes sont écartées du marché du travail en raison de la maladie, d’une santé mentale fragilisée ou de responsabilités de proche aidance. Une meilleure santé n’est pas seulement le résultat d’une économie forte. Elle en est une condition essentielle. »

L’analyse met en évidence deux grandes occasions d’améliorer les résultats : 1. l’écart de prévention, qui représente la capacité perdue en raison de maladies évitables ; et 2. l’écart de participation, qui représente la capacité limitée par les maladies chroniques, les problèmes de santé mentale et les responsabilités de proche aidance. Elle présente également sept mesures intégrées clés que les gouvernements, les organisations de soins de santé, les employeurs et d’autres parties prenantes peuvent prendre pour contribuer à combler ces écarts, améliorer la qualité de vie et favoriser une croissance à long terme plus forte au Canada. Ces mesures intégrées comprennent les suivantes :

  • Veiller à ce que chaque Canadien ait accès à une équipe de soins primaires attitrée
  • Rendre la prévention proactive et personnalisée
  • Éliminer les obstacles à l’accès aux soins de santé
  • Fournir aux personnes des outils financiers favorisant la prévention
  • Créer davantage de capacité à partir des ressources existantes
  • Numériser de façon significative l’infrastructure de santé
  • Repenser le financement et les mesures incitatives

« Il n’existe pas de solution unique pour combler l’écart de productivité lié à la santé au Canada, mais nous pouvons dès maintenant prendre des mesures concrètes qui produiront des retombées à court et à long terme », explique Matthew Stewart, associé, Services-conseils en économie, Deloitte Canada. « Une meilleure prévention, une participation accrue au marché du travail ainsi qu’une utilisation plus judicieuse des capacités et des technologies existantes pourraient générer des milliards de dollars de valeur économique et renforcer la croissance à long terme du pays. »

Autres conclusions du rapport :

  • Une perte de valeur économique de 55,1 milliards de dollars était associée à la morbidité, notamment aux absences du travail attribuables à la maladie.
  • Une perte de revenu du travail de 48,5 milliards de dollars était associée aux responsabilités de proche aidance non rémunérées.
  • Une perte de production économique de 1,1 milliard de dollars était associée à la mortalité prématurée pendant la période nécessaire pour remplacer et former les travailleurs concernés.
  • Une réduction de 25 % du fardeau de la proche aidance pourrait générer plus de 12 milliards de dollars en retombées économiques.
  • Une réduction de 25 % des effets de la morbidité pourrait accroître le PIB de plus de 13 milliards de dollars.

Pour en savoir plus, lisez le rapport complet : L’écart entre la santé et la productivité : le coût des soins réactifs.