Points essentiels
Le rapport L’état de l’IA en entreprise 2026 de Deloitte indique qu’en 2025, la plupart des organisations avaient au moins 40 % de leurs projets d’IA en production. Les sociétés de gestion d’investissements ont intégré des solutions d’IA tout au long du cycle de vie des investissements et dans l’ensemble de leurs capacités opérationnelles, générant des retombées significatives à tous les niveaux.
Comme le souligne le rapport AI’s impact on investment management (en anglais) de Deloitte sur les répercussions de l’IA dans la gestion d’investissements, les outils d’IA permettent d’améliorer la qualité des analyses d’investissement, d’accroître l’efficacité et de mieux gérer les risques. Exemples :
Dans le cadre de ses mandats auprès de sociétés de gestion d’investissements, Deloitte a observé des économies mesurables de 20 % à 60 %, selon le niveau d’automatisation, la maturité des processus, la maîtrise de l’IA et la fonction visée. À ces gains s’ajoutent des bénéfices qualitatifs liés à l’accumulation des connaissances et à la valorisation des talents.
L’accessibilité et la capacité de déploiement de l’IA, en constante progression, ouvrent une nouvelle phase d’évolution. Les cycles de développement de produits se raccourcissent, l’interaction entre humains et IA se démocratise et l’automatisation s’étend plus profondément aux processus d’affaires. Par conséquent, les attentes en matière de rendement du capital investi pour les initiatives en IA n’ont jamais été aussi élevées.
Un outil de synthèse de la recherche, utilisé de façon isolée, évoluera vers un processus repensé de construction de portefeuille. Les systèmes d’IA peuvent surveiller en continu les allocations et procéder à des ajustements automatisés en fonction des conditions de marché, à un rythme que des équipes humaines ne peuvent soutenir manuellement sur des milliers de titres. Un résumé de recherche fait gagner quelques minutes, tandis qu’un flux de travail transforme le positionnement concurrentiel. Cette évolution place les sociétés devant un choix stratégique : faire évoluer graduellement certains systèmes existants autour de processus natifs de l’IA, ou moderniser leur plateforme opérationnelle grâce à des fonctionnalités d’IA natives et à des capacités d’IA d’entreprise, afin de générer de la valeur sans déstabiliser l’environnement actuel.
Le défi consiste moins en une question technologique qu’en une transformation structurelle pour répondre à ces attentes et exploiter pleinement l’IA de manière mesurable.
Plutôt que de disperser les budgets entre des projets pilotes isolés, les organisations doivent concentrer leurs investissements sur des flux de travail en IA à forte valeur à l’échelle de l’entreprise, selon quatre axes.
Les données donnent du contexte à l’IA. La plateforme de données et l’architecture technologique doivent être à la fois durables et compatibles avec les systèmes existants. La gestion des données constitue un préalable, mais doit être abordée comme un processus continu et encadré, en parallèle du développement de l’IA. Les systèmes IBOR et les systèmes de données opérationnelles qui ancrent l’organisation, souvent fournis par des plateformes, doivent être reliés par une couche de connaissances à l’échelle de l’organisation. Cette couche repose sur un langage commun, compréhensible pour l’entreprise et exploitable par l’IA.
L’IA peut également contribuer à classifier les données non structurées, à construire des ontologies et des modèles sémantiques, ainsi qu’à générer des métadonnées et assurer la traçabilité de divers formats de données, y compris les textes, PDF et feuilles de calcul.
Il est essentiel de concevoir dans leur intégrité un nombre limité de flux de travail prioritaires. Plutôt que de financer une multitude de projets dispersés, il convient d’identifier trois à cinq flux de travail dont les résultats sont mesurables, les enjeux concurrentiels élevés et où l’IA peut transformer les processus.
Par exemple, l’extraction de données alternatives pour générer des signaux, la segmentation automatisée des alertes de conformité ou la production assistée par l’IA de rapports clients à partir de sources de données contrôlées.
Le principal changement réside dans l’intégration de l’IA aux processus décisionnels, permettant aux signaux issus de la recherche d’alimenter directement les décisions de portefeuille et de gestion des risques, avec des mécanismes d’escalade clairement définis.
Les mécanismes de contrôle deviennent continus, et les opérations évoluent vers un traitement automatisé complet, avec une intervention humaine axée sur les exceptions. Une grande partie de ces capacités sera intégrée directement aux plateformes de base déjà en place, notamment les systèmes de gestion du risque, des ordres et des portefeuilles, qui intègrent désormais l’IA de façon native. L’enjeu pour l’organisation consiste à orchestrer ces capacités au sein de flux de travail cohérents et intégrés, plutôt que de chercher à développer des solutions autour de celles-ci.
Les cas d’utilisation de l’IA doivent être évalués dans un cadre d’approbation intégrant valeur et risque, reconnu comme crédible par les fonctions finance et conformité. Le modèle opérationnel doit concilier un accès élargi, permettant aux analystes et conseillers d’utiliser directement les outils d’IA, avec des mécanismes de contrôle à l’échelle de l’entreprise afin d’éviter qu’une adoption dispersée ne devienne un risque de gouvernance.
Deloitte peut soutenir vos efforts visant à faire évoluer des projets pilotes en IA vers des flux de travail activés par l’IA. Notre équipe spécialisée en IA pour la gestion d’investissements offre des services de bout en bout, allant des services-conseils à la mise en œuvre et aux services gérés, autour de cinq volets :
Nous accompagnons les sociétés de gestion d’investissements à chaque étape de leur parcours en IA, en mobilisant notre connaissance approfondie du secteur, notre expérience concrète en mise en œuvre de solutions d’IA et un réseau mondial d’alliances technologiques.