Reconnaissant les défis liés à l’utilisation de modèles et de données de plus en plus sophistiqués, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) a actualisé la ligne directrice E-23 – Gestion du risque de modélisation, pour mieux soutenir les institutions financières¹.
La ligne directrice révisée, axée sur des principes et en vigueur à compter du 1er mai 2027, élargit sa portée au-delà des institutions de dépôts sous réglementation fédérale pour inclure toutes les institutions financières fédérales réglementées (IFFR), y compris les sociétés d’assurance. Elle s’applique désormais à tous les modèles, pas seulement à ceux nécessitant une approbation réglementaire formelle, et inclut les modèles d’intelligence artificielle (IA) et d’apprentissage automatique.
Principales améliorations de la ligne directrice révisée
Le BSIF s’attend à ce que les organisations mettent en place un cadre de gestion du risque de modélisation (GRM) robuste et à l’échelle de l’entreprise qui répond à ces exigences élargies tout au long du cycle de vie du modèle.
Un cadre de GRM efficace doit offrir une perspective organisationnelle sur le risque de modélisation, appuyée par des politiques claires, des rôles et responsabilités définis et des contrôles efficaces. Les sociétés d’assurance devraient revoir et mettre à jour leurs politiques de GRM pour :
Il est souvent difficile de maintenir la cohérence entre les unités d’affaires. Les organisations qui incluent toutes les parties prenantes dans l’élaboration du cadre de GRM assurent une meilleure uniformité tout en favorisant un sentiment d’appropriation à travers l’organisation. Des discussions régulières et des indicateurs transparents sont essentiels pour une supervision efficace.
Les organisations doivent définir la gouvernance et la reddition de comptes tout au long du cycle de vie du modèle, y compris pour les activités externalisées. Il est primordial que les réviseurs de modèles possèdent une expertise appropriée, surtout pour les modèles d’IA et ceux provenant de tiers.
Le maintien d’un inventaire complet des modèles est une autre attente de la ligne directrice E-23. Cet inventaire devrait :
Lors du choix de plateformes d’inventaire, les assureurs devraient privilégier des solutions conviviales et sécurisées favorisant la collaboration. Ces solutions doivent pouvoir s’intégrer aux bases de données existantes et faciliter la documentation.
La ligne directrice E-23 encourage la mise en place d’une équipe indépendante pour examiner les modèles, y compris ceux utilisant des composantes tierces ou des processus automatisés. Elle recommande également que la fréquence et la profondeur de la révision de chaque modèle dépendent de son niveau de risque. Les ressources étant souvent limitées, commencer tôt et envisager l’expertise externe peut faciliter la conformité à ces nouvelles attentes.
Deloitte offre des services complets pour aider les assureurs à répondre à la ligne directrice E-23 révisée, notamment :
Notre équipe combine une connaissance approfondie du secteur à des compétences avancées en réglementation, faisant de nous un partenaire de confiance pour les assureurs canadiens. Bien que la ligne directrice E-23 puisse sembler complexe, nous pouvons simplifier votre parcours de conformité. Discutons ensemble de la façon dont nous pouvons préparer votre équipe.