La nouvelle analyse économique de Deloitte décrit comment l’hydrogène vert peut jouer un rôle crucial dans l’atteinte des cibles de carboneutralité d’ici 2050. En effet, il offre une considérable occasion de décarboner la planète en surmontant les limites et les défis actuels des énergies fossiles et des technologies qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre.
Le fait d’agir dès maintenant présente des avantages économiques et environnementaux.
Reconnu comme un leader mondial dans les secteurs de l’hydrogène et des piles à combustible, Le Canada est une plaque tournante pour l'expertise technique, la propriété intellectuelle et les produits et services de pointe. C’est aussi l’un des dix plus importants fabricants mondiaux d’hydrogène, produisant quelque trois millions de tonnes métriques par année par reformage du méthane à la vapeur (SMR) à partir du gaz naturel. Même si ce procédé n’est pas considéré comme une façon de produire de l’hydrogène propre sans captage et stockage du carbone (CSC), le Canada est bien placé pour participer à la transition vers des voies plus durables. Malgré les fortes pressions exercées à l’échelle mondiale pour que l’hydrogène soit produit par électrolyse, en tenant compte du bouquet énergétique régional et des variations des politiques au Canada, les méthodes de production d’hydrogène varieront d’une province à l’autre. Par exemple, dans les provinces recelant d’importants dépôts de gaz naturel comme l’Alberta et la Saskatchewan, la production d’hydrogène devrait se faire par SMR et CSC; deux méthodes exploitant les ressources naturelles régionales. Dans des provinces comme la Colombie-Britannique, qui est desservie à plus de 98 % par l’hydroélectricité et qui dispose de vastes réserves de gaz naturel, les voies de production de l’hydrogène seront probablement mixtes, comprenant par exemple la pyrolyse du méthane, et varieront selon l’utilisation finale visée. En Ontario, la production devrait s’appuyer sur des sources renouvelables comme l’hydroélectricité, tandis que dans l’Atlantique, la tendance est à la production d’hydrogène renouvelable par éoliennes en mer à des fins d’exportation.
Partout dans le monde, les gouvernements, les dirigeants d’entreprises, les chercheurs et d’autres parties cherchent des façons d’accélérer la transition énergétique pour atteindre la carboneutralité. L’alignement des économies sur les objectifs fixés dans l’Accord de Paris, à savoir un réchauffement planétaire bien inférieur à 2 °C et la poursuite des efforts pour limiter la hausse à 1,5 °C, nécessite de remplacer les systèmes existants alimentés par des énergies fossiles par des sources d’énergie à faible émission de carbone telles que les énergies renouvelables.1
L’hydrogène vert pourrait permettre de dépasser ces limites et devenir la principale solution d’hydrogène propre à long terme, car c’est une énergie économiquement viable et réellement durable.
Que ce soit sous sa forme gazeuse pure ou sous forme de molécules dérivées telles que l’ammoniac, le méthanol et le carburant d’aviation durable, l’hydrogène vert peut réduire de façon importante les émissions dans des secteurs difficiles à décarboner comme l’industrie lourde (fabrication d’acier et de produits chimiques) et le transport lourd (avions et navires). De plus, si les énergies éolienne et solaire continuent leur expansion, l’hydrogène promet d’offrir aux systèmes de production d’électricité de la flexibilité et un réseau stable.
Téléchargez le rapport complet et visitez notre Centre d’excellence mondial de l’hydrogène (en anglaise seulement).