Dans de nombreux pays africains, le coût des fonds propres, ce taux invisible qui détermine si un projet est financé ou abandonné, reste structurellement élevé. Mais reflète-t-il réellement le risque, ou plutôt une perception biaisée et un manque de données fiables ?
Le coût des fonds propres (Cost of Equity ou CoE) reflète le taux de rendement exigé par les investisseurs pour un investissement en capital, compte tenu du niveau de risque associé. Le CoE est généralement plus élevé dans les pays émergents, y compris dans de nombreux pays africains, que dans les économies développées. Cet écart s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs clés, notamment :
Plus fondamentalement, le niveau élevé du CoE dans de nombreux pays africains pose des défis majeurs pour le développement économique, notamment :
Le niveau du CoE soulève également des interrogations pour certains investisseurs, en particulier les investisseurs locaux, dont la perception d’un CoE « raisonnable » est souvent inférieure à celle issue des méthodes directes et indirectes.