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Une marque de fabrique reconnue au-delà des frontières | Press article

Luxembourg For Finance

« Leur adaptabilité est leur force, leur crédibilité leur atout ». Voilà une des raisons qui explique l’immense essor des professionnels du secteur financier (PSF) au Luxembourg. Dans une interview accordée à LFF, Stéphane Césari et Raphaël Charlier, associés chez Deloitte, parlent de la délocalisation de certaines activités et des défis auxquels les PSF doivent faire face. 

L’évolution globale des effectifs au cours des dernières années dans le domaine des PSF est en croissance quasi-continue. Quelles sont les raisons majeures de cet essor?

Cet essor est la résultante d’une combinaison de facteurs qui, pris individuellement, ne suffisent peut-être pas à justifier l’immense succès des PSF.

Les PSF sont multiformes et couvrent un spectre extrêmement large d’activités. Fondamentalement, leur croissance est intimement liée à la croissance de la place financière luxembourgeoise et en particulier, du métier des fonds d’investissement.

Luxembourg a su, au fil des ans proposer un environnement juridique, humain et technique particulièrement propice à leur développement. La flexibilité du Grand-Duché lui permet de proposer une gamme étendue de produits adaptés à un monde financier exigeant et toujours évolutif. En témoignent les SIF, SICAR, SICAV, Soparfi, Sociétés Patrimoniales et les projets en cours de Fondations, de Trusts et de Family Offices.

Les PSF, par nature ou par essence, sont souvent bien plus petits que les banques installées au Luxembourg et ils apportent des réponses spécifiques et ponctuelles au marché. Leur adaptabilité est leur force, leur crédibilité est. Cette crédibilité s’appuie sur des organisations de contrôle solides, des structures de gouvernance et une supervision d’un régulateur attentif. Cette marque de fabrique est reconnue bien au-delà de nos frontières.

Quels sont les grands défis dans le domaine d’activité des PSF?

Ils sont de deux natures : structurelle et conjoncturelle. Structurellement, l’ensemble du marché financier est confronté à un durcissement des contraintes règlementaires. Y répondre correctement exige non seulement des moyens financiers et humains mais également des remises en question.

Conjoncturellement, les PSF sont des professionnels du secteur financier à part entière et ils souffrent de la situation mondiale et européenne particulièrement difficile.

Force est de constater que plusieurs fondements des PSF sont soumis à de fortes pressions. Le monde de la banque privée est en train de se réinventer et le Luxembourg ne veut plus être perçu comme un paradis fiscal.

Le monde des fonds d’investissement est quant à lui confronté depuis plusieurs années à la mauvaise tenue des marchés financiers et à une profusion de nouvelles règlementations, qui demandent des efforts d’adaptation pour être transformées en autant d’opportunités (AIFMD, UCITS IV, V, MIFID II, etc.).

Le Luxembourg est confronté à la délocalisation de certaines activités en dehors de ses frontières. Un phénomène négatif ou une opportunité pour réaliser des économies d’échelle?

La délocalisation de certaines activités reste encore relativement marginale mais demeure une tendance de fond, qui oblige au moins certains acteurs à l’envisager. Ces projets doivent d’ailleurs être regardés avec prudence et si plusieurs sont abandonnés en cours de mises en place, on voit même quelques cas de relocalisation.

On constate que ce sont les processus de masse qui sont les plus menacés par ce phénomène. A moindre valeur ajoutée, ce sont des processus industrialisables qui sont plus facilement délocalisables. En fait les mêmes processus susceptibles d’être automatisés sont ceux qui sont susceptibles d’être délocalisés.

En termes d’opportunités je verrais une concentration de certains services entre les mains d’acteurs PSF de plus en plus spécialisés. Le recours à des prestataires de services de plus en plus nombreux mais aussi de plus en plus spécialisés pourrait apporter dans chaque domaine la meilleure réponse.

Le statut propre de PSF de support, est-ce une garantie de bonne gouvernance?

Incontestablement, le statut d’entités supervisées par un régulateur réputé est un atout majeur, mis en avant d’ailleurs lors de la dernière conférence annuelle des PSF de Support. Ce statut, assez unique dans le paysage européen, n’est pas en soi une garantie de bonne gouvernance, mais il entraîne deux mouvements.

Premièrement, une prise de conscience des organes de gouvernance vis-à-vis de leur responsabilité. Ceci favorise le déblocage des moyens financiers, techniques et humains, nécessaires à la mise en œuvre d’une bonne gouvernance.

Deuxièmement, ces réflexions ne peuvent être considérées uniquement comme génératrice de coûts supplémentaires, car les remises en cause qu’elles impliquent sont souvent saines et positives. 

Auteur: Christian Welter

Source: http://www.lff.lu/en/finance/news/news-detail/article/une-marque-de-fabrique-reconnue-au-dela-des-frontieres/21/

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