Dans le sillage des réponses apportées à la pandémie, la Commission européenne (CE) a présenté une des révisions les plus profondes et les plus ambitieuses du cadre mondial de la lutte contre la criminalité financière. Son plan d'action en six points renforce le consensus mondial selon lequel le cadre actuel de lutte contre la criminalité financière n'est pas adapté à l'objectif visé, notamment pour faire face aux menaces du XXIe siècle.
La première priorité de la CE est de s'attaquer aux principales divergences dans l'application et l'exécution des règles existantes. Toutefois, son plan d'action reconnaît également un certain nombre de lacunes institutionnelles et opérationnelles, que la CE ambitionne de combler au moyen d’une approche fondée sur le renseignement qui ferait la part belle à l’adoption accrue d’outils technologiques, ainsi qu’à des coopérations internationales et des partenariats public/privé renforcés.
Le plan d’action de la CE fait écho aux conclusions du rapport de Deloitte et de l’Institute of International Finance intitulé « The global framework for fighting financial crime », mettant ainsi en lumière l’importance et la nécessité de faire évoluer l’architecture globale du cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB/FT).
La Commission Européenne a dévoilé un plan d’action ambitieux qui sera mis en place d’ici 2021.
S’ouvre dans une nouvelle fenêtre
Un consensus clair des différentes parties prenantes pour faire évoluer le cadre de la lutte contre la criminalité financière.
Une série de point de vue sur les transformations et les opportunités créées en matière lutte contre la criminalité financière basée sur le renseignement.