Depuis 1945, notre organisation administrative, la conduite et le suivi des politiques publiques ont connu un lent mouvement de sédimentation, malgré des périodes de ruptures intenses : 1958, 1981,1986. Ces ruptures ont principalement concerné les institutions et le périmètre d’intervention de l’Etat. En aucun cas elles n’ont porté de façon globale sur l’appareil de production de l’Etat et sur la remise en question de notre vieux modèle de management public. De plus, jamais ces cinquante dernières années n’a-t-on posé dans sa globalité le questionnement sur l’utilité des politiques publiques, leur performance et l’efficience dans leur mise en œuvre. C’est l’enjeu actuel de la démarche de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
Les contraintes budgétaires, la pression de la compétitivité exercée par la concurrence européenne et la globalisation, l’opportunité historique de nombreux départs en retraite dans la fonction publique, l’image d’un modèle français essoufflé, concourent à imaginer une autre façon de mettre en œuvre les politiques publiques, plus moderne, plus efficace, plus proches du citoyen.
Les cadres conceptuels sont pour la plupart en place. Les expériences de mise en œuvre du nouveau management public sont effectives, voire matures à l’étranger. Il convient ainsi, en mettant en œuvre effectivement les réformes, de faire basculer la France dans le camp des pays à administration rénovée moderne et performante. C’est là un enjeu majeur de la Réforme de l’Etat, non pour elle-même mais pour accroître la compétitivité de la France dans ce contexte concurrentiel très fort.
Nos réponses concernent l’ensemble de la chaîne qui concourt au succès de la réforme :