2nde édition Etude Deloitte- Club AFIC avec EllesLa place des femmes dans le capital-investissement |

Neuilly-sur-Seine, Paris, le 26 novembre 2012 – Pour la deuxième année, Deloitte publie, en collaboration avec l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance), les résultats de l’étude Deloitte-Club AFIC avec Elles sur la mixité dans les métiers du capital-investissement.
« Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’engagement de longue date de Deloitte pour l’égalité professionnelle homme-femme. Deloitte soutient régulièrement les actions de l’AFIC et souhaitait de nouveau apporter son expertise aux investisseurs en capital qui sont ses grands clients. La situation de la mixité au sein de la profession du capital-investissement en France est, finalement, assez proche des autres pays de référence que sont la Grande-Bretagne et les USA. Reconduite chaque année par notre cabinet, cette étude permet de mesurer la progression de ces indicateurs dans le temps. », commente Claire Deguerry, Associée Financial Advisory chez Deloitte.
« L’objectif de l’AFIC et du Club AFIC avec Elles est de contribuer à promouvoir la place des femmes dans le capital-investissement compte tenu du poids économique qu’elles représentent et du rôle qu’elles jouent dans la société. Si les chiffres de l’étude Deloitte - Club AFIC avec Elles montrent que la mixité dans le capital-investissement est globalement en ligne avec ce qui s’observe dans les métiers de la finance en France et à l’étranger, le nombre de femmes reste faible et notre ambition est d’engager un mouvement vers plus de mixité à tous les niveaux hiérarchiques et pour ce faire, sensibiliser en ce sens l’ensemble des parties prenantes : hommes et femmes, candidates, recruteurs et dirigeants de nos sociétés de gestion. », déclare Sophie Paturle, Administrateur de l’AFIC, Présidente du Club AFIC avec Elles et Associée de Demeter Partners.
Conduite auprès des investisseurs en capital membres de l’AFIC, l’étude Deloitte - Club AFIC avec Elles « La place des femmes dans le Capital Investissement »1, menée par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte, dresse un panorama de la mixité au sein de la profession en France. Cette étude permet de suivre dans la durée les indicateurs pour quantifier, analyser, comparer et suivre les trajectoires professionnelles des femmes au cœur de l’industrie du Capital Investissement.
Dans ce cadre, le Club AFIC avec Elles, présidé par Sophie Paturle, Administrateur de l’AFIC, entend jouer un rôle actif pour identifier les freins actuels à la mixité, et être force de propositions pour faire évoluer les pratiques et faciliter l’accès des femmes aux postes à responsabilité.
La mixité globale a progressé en 2011, mais a reculé au niveau des équipes opérationnelles
En 2011, la part des femmes dans les sociétés de gestion a progressé de deux points, à près de 40%, toutes tranches d’âges et toutes fonctions confondues. La répartition des femmes demeure hétérogène selon le niveau hiérarchique. Au sein des équipes d’investissement, la part des femmes a montré une légère détérioration (-1pt par rapport à 2010, à 16,5% de femmes hors stagiaires), notamment aux grades d’Analyste et de Partner.
Les fonctions support restent toujours beaucoup plus féminisées que les équipes d’investissement, à environ 70%.
En revanche, la part des femmes dans les effectifs de stagiaires a progressé et atteint désormais un tiers.
Les promotions ne permettent toujours pas de renforcer la mixité
L’absence de promotions internes continue de contribuer à l’accroissement du déficit de femmes au sein des équipes d’investissement.
Rapportées aux effectifs du grade inférieur de l’année dernière, les promotions en 2011 au sein de la population féminine sont sensiblement inférieures à celles des hommes à tous les niveaux hiérarchiques, à l’exception du grade de Membre du Directoire/Comité Exécutif. Ainsi, quand 13% des femmes Analystes en 2010 ont été promues Directrices de Participation en 2011, le chiffre est de 19% pour les hommes. De même seulement 3% des femmes Directrices de Participation de 2010 sont passées Partners en 2011, contre 9% pour les hommes.
En revanche, le processus de promotion demeure plus favorable aux femmes au niveau de Membre du Directoire/Comité Exécutif (18% pour les femmes contre 3% pour les hommes).
La dynamique de recrutement des femmes s’est améliorée mais au global, les recrutements externes ne permettent pas de rééquilibrer la répartition Hommes/Femmes
Comme en 2010, les recrutements externes ne permettent pas le rééquilibrage Hommes/Femmes au sein des équipes d’investissement. Néanmoins, rapportée aux effectifs de 2011, tous grades confondus hors stagiaires, la dynamique de recrutement des femmes s’est améliorée pour les femmes (19% des effectifs sont des recrutements effectués pendant l’année 2011 contre 15% en 2010). Mais cette progression ne permet pas de corriger le déséquilibre Hommes/Femmes puisque la dynamique s’est accentuée plus fortement pour les hommes.
Concernant les femmes, les deux niveaux hiérarchiques ayant montré une nette amélioration sont les grades de Partner (+4pts à 11%) et d’Analyste (+11pts à 38%).
Un turnover comparable au sein des deux populations
Rapporté aux effectifs de l’année 2010, le turnover en 2011 au sein des équipes d’investissement est sensiblement comparable entre les femmes et les hommes, et se situe entre 9% et 13% selon les niveaux hiérarchiques.
Peu d’actions spécifiques mises en œuvre mais une amélioration de la prise de conscience de la loi sur les Conseils d’administration
En 2011, la situation concernant les objectifs de mixité reste inchangée. Si 46% des répondants indiquent avoir un objectif de mixité, plus de 85% n’engagent pas d’actions spécifiques pour les femmes. Pourtant, la mixité au sein des équipes de gestion est très largement perçue comme un facteur impactant positivement l’excellence opérationnelle ainsi qu’une meilleure gestion des crises et des conflits.
En dépit d’une amélioration de la prise de conscience de la loi sur la mixité dans les Conseils d’administration (2), près de trois quarts des sociétés de gestion interrogées n’ont toujours pas d’objectif de mixité dans les Conseils d’administration de leurs participations.
Méthodologie
Le questionnaire support de cette analyse a été administré auprès d’un panel de 260 membres Actifs de l’AFIC.
92 réponses ont été reçues, soit un taux de participation de 35%.
59 répondants d’entre eux avaient déjà répondu l’année dernière. La présente étude se fondant sur la base totale des répondants de cette année, il nous apparaît important de souligner l’existence d’un biais possible dans les analyses comparatives entre 2011 et 2010, induit par la différence de composition des deux échantillons.
1 - L’étude Deloitte - Club AFIC avec Elles est disponible sur les sites : www.deloitte.fr et www.afic.asso.fr et auprès des contacts presse Deloitte et AFIC.
2 - Loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des Conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle.
A propos de l’AFIC
L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) regroupe l’ensemble des structures de capital-investissement installées en France : capital-innovation, capital-développement, capital-transmission et capital-retournement.
Actionnaires professionnels, les 270 membres actifs de l’association accompagnent et financent la croissance de près de 5000 entreprises en France en collaboration avec près de 180 membres associés qui représentent les sociétés de conseil et de gestion partenaires des investisseurs et des entrepreneurs. L’adhésion à l’AFIC constitue pour les sociétés de gestion une des conditions d’agrément requises par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) pour l’exercice de la profession.
Au-delà de sa mission de déontologie, de contrôle et de développement de pratiques de place, l’AFIC fédère, représente et assure la promotion de la profession du capital-investissement auprès des investisseurs institutionnels, des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des pouvoirs publics. Le capital-investissement, acteur essentiel de la croissance et de l‘emploi, contribue à l’amélioration du financement de l’économie, en particulier à destination des PME-PMI qu’il accompagne et soutient aux différents stades de leur cycle de vie, à la stimulation de la croissance et à la promotion de l’esprit d’entreprise.
Représentant plus de 20 % du marché européen, le capital-investissement français se classe au 1er rang en Europe Continentale par la densité de ses interventions : il n’y a pas d’autre pays en Europe où autant d’entreprises soient soutenues chaque année.
Plus d’informations : le site Internet de l’AFIC