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Frank Vettese : les sociétés de capital de risque ne méritent pas leur mauvaise réputation, surtout au Canada

Une plus grande injection de capitaux et de ressources améliorera la productivité au Canada

Frank Vettese : les sociétés de capital de risque ne méritent pas leur mauvaise réputation, surtout au CanadaLa valeur de l’innovation ne fait aucun doute, car elle est l’un des principaux facteurs de productivité qui alimentent l’économie et déterminent le niveau de vie d’un pays. C’est en surmontant le défi de la productivité que le Canada deviendra un sérieux concurrent dans l’économie mondiale, au lieu de continuer d’afficher des résultats peu reluisants en tant qu’exploitant de ressources naturelles.

Parmi les obstacles à l’amélioration de la productivité évoqués dans le rapport L’avenir de la productivité, mentionnons le manque de capital de risque (C-R). De nombreuses entreprises de taille et de secteurs variés possèdent un potentiel élevé, mais bon nombre d’entre elles ne peuvent pas accéder aux marchés de capitaux traditionnels en raison du risque d’échec perçu, tandis que d’autres ont besoin de ressources additionnelles, comme des conseils en matière de gestion et des services d’analytique de données. Comme solution au défi de la productivité au Canada, le rapport propose notamment une plus grande injection de capitaux et de ressources de la part de divers intervenants, y compris les sociétés de capital de risque.

De quelle manière la nature du capital de risque a-t-elle changé au Canada?

Frank Vettese, leader principal au sein du groupe des Conseils financiers de Deloitte qui se spécialise dans les F&A et le capital de risque, estime que cette source de financement a acquis une mauvaise réputation injustifiée. Associées au modèle d’entreprise employé par les sociétés de capital de risque dans les années 80 et 90 (grâce auquel le candidat républicain américain Mitt Romney a établi sa carrière), les sociétés de capital de risque évoquent une approche « sans compromis ».

« Nous avons vu de nombreux cas de sociétés de capital de risque qui ont fait l’acquisition d’entreprises uniquement pour en extraire la valeur, explique M. Vettese. Toutefois, au cours des récentes années, au Canada surtout, la nature du capital de risque a changé. »

Les investisseurs recherchent maintenant les moyens de rehausser la valeur d’une entreprise au lieu de simplement l’encaisser. De nos jours, les sociétés de capital de risque ciblent la gestion organisationnelle, l’investissement dans l’entreprise et l’amélioration du rendement.

« De façon réaliste, pour réaliser un profit dans le milieu du capital de risque ces jours-ci, il faut s’attarder à l’amélioration opérationnelle et non aux “opérations d’achat-revente”, précise M. Vettese. De nombreux fonds de capital de risque engagent des talents opérationnels et consacrent des ressources aux sociétés de portefeuille. »

Exemples indéniables: les sociétés de capital de risque contribuent à créer une nouvelle valeur

Au Canada, certains cas récents illustrent la tendance des sociétés de capital de risque à créer une nouvelle valeur. La vente de la société Husky à OMERS et Berkshire a entraîné une importante transformation, tout comme l’acquisition de CBI Health Group. Dans les deux cas, les sociétés de capital de risque acquéreuses ont aidé l’entreprise à créer une plateforme de croissance plus solide en ayant recours à des pratiques exemplaires et à l’amélioration des produits.

Le plus grand succès des sociétés de capital de risque des récentes années est toutefois l’acquisition de la Compagnie de la Baie d’Hudson par NRDC. Malgré son statut de symbole canadien, la Compagnie de la Baie d’Hudson s’était essoufflée et était devenue non concurrentielle. Ceux qui ont visité les nouveaux magasins peuvent témoigner de la transformation radicale qui a été effectuée.

« Nous devons appuyer le secteur du capital de risque et l’aider à surmonter sa mauvaise réputation. Toute prise de contrôle implique un changement. Mais quand une société de capital de risque transforme une entreprise affaiblie en une société prospère et concurrentielle, c’est une très bonne chose, ajoute M. Vettese. Le Canada a un besoin urgent d’investisseurs disposés à soutenir les entreprises prometteuses et à leur procurer les ressources adéquates. Les sociétés de capital de risque représentent une solution et non un problème. »

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