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Les sociétés minières canadiennes devront améliorer leurs perspectives à long terme, selon une étude de Deloitte

Toronto, Ontario – le 29 novembre 2012 — Malgré des conditions de marché volatiles, les minières canadiennes se doivent d’investir dès maintenant pour s’assurer qu’elles resteront compétitives et pourront s’approprier une bonne part de marché lorsque la demande future en produits de base rebondira, conclut une nouvelle étude de Deloitte publiée aujourd’hui. Intitulé À l’affût des tendances de 2013, le rapport énumère les dix principaux enjeux qui sont les plus susceptibles d’affecter le secteur minier canadien en 2013, alors que le sujet des redevances minières est sous la loupe, notamment au Québec.  

Maintenant à sa cinquième année de publication, l’étude de Deloitte explique que les dirigeants des minières doivent se doter d’un solide plan stratégique d’orientation et maintenir le cap malgré de nouvelles réalités au sein de l’industrie, et ce, en vue de prospérer lorsque la demande mondiale pour les produits de base rebondira dans un horizon à long terme. Outre la nécessité d’identifier de nouvelles façons de contrôler les coûts et d’améliorer leurs prévisions de la demande, les sociétés minières canadiennes devraient se préparer pour une intensification des fusions et acquisitions en 2013, renforcer leurs relations avec les gouvernements locaux afin de minimiser l’impact de la croissance du nationalisme à l’égard des ressources dans différents pays, et trouver des façons innovatrices de parer à une pénurie de compétences latente. Elles doivent également élargir leur utilisation des technologies de l’information et de l’analytique des données pour rehausser la sécurité, améliorer leurs activités d’exploitation et réduire leurs coûts.

« Pour la deuxième année d’affilée, la hausse des coûts domine la liste des principaux enjeux qui affectent l’industrie minière, indique Glenn Ives, chef du secteur des mines pour les Amériques chez Deloitte Canada. Cette situation est appelée à se détériorer à court terme en raison de la baisse des prix des produits de base qui persiste, de la demande des travailleurs pour des salaires plus élevés et de la hausse des coûts reliés aux enjeux réglementaires. Mais plutôt que d’interrompre la production pour répondre aux exigences des actionnaires pour des rendements plus élevés, les dirigeants des mines devraient investir aujourd’hui pour répondre aux prévisions de la hausse de la demande à long terme pour les produits de base. »

« Cette situation continue de s’inscrire dans un contexte riche en défis pour les sociétés minières, au Canada comme partout dans le monde, soutient Jürgen Beier, chef national du secteur minier chez Deloitte Canada. En se concentrant sur certains aspects particuliers, comme la lutte à la corruption, l’intensification des pratiques de responsabilité sociétale et l’utilisation plus poussée des technologies de l’information et de l’analytique des données, les entreprises peuvent améliorer leurs perspectives lorsque la demande mondiale rebondira inévitablement. »

Selon l’étude de Deloitte, dix principaux enjeux se profilent pour le secteur des mines en 2013, et les sociétés concernées peuvent poser certains gestes dès maintenant afin de les atténuer :

  • Coûts plus élevés : Cet aspect demeure la tendance la plus importante pour une deuxième année d’affilée. La volatilité des devises, les coûts d’exploitation élevés, et les teneurs moins concentrées affectent les décisions concernant la production continue, les expansions et le découplage du capital entreprise en regard des prix des produits de base. Pour contrôler les coûts, les sociétés minières doivent identifier leurs inducteurs de coûts, automatiser, améliorer l’efficacité des actifs avec l’analytique, améliorer leur modèle opérationnel et alléger les initiatives de la chaîne logistique.

  • Incertitude de la demande : Le ralentissement de la croissance en Chine, combiné à l’écart plus marqué entre les données de la demande et la réalité observable, a affecté de façon défavorable les prix des produits de base et les décisions d’investissement. Plutôt que d’interrompre la production et risquer d’être incapables de répondre à la demande future, les sociétés minières devraient considérer de mettre en place la théorie des jeux (game theory) pour rehausser leur planification de scénarios afin de guider leurs décisions à l’égard de projets d’infrastructure.

  • Ralentissement des projets d’infrastructure : Bien que les dirigeants des mines hésitent à autoriser de nouvelles dépenses en infrastructures en période de resserrement des marges et de pressions continues pour verser des dividendes aux actionnaires, l’étude indique que la réponse adéquate n’est peut-être pas un gel des projets ou l’attente que les prix des produits de base ou les intentions des gouvernements se stabilisent, mais plutôt la prise de décisions d’investissement disciplinées par l’intermédiaire de mesures comme la rationalisation des projets, l’amélioration de la productivité du capital, l’analytique des données et l’assurance de la qualité de l’exécution des projets.

  • Hausse des volumes de fusions et acquisitions : En raison du financement par emprunt limité, des sociétés minières cherchent à conclure des ententes de façon préventive avec les partenaires de leur choix par des fusions et des acquisitions « proactives et de sauvetage », alors que le volume des transactions devrait augmenter en 2013, et que les investisseurs asiatiques continueront de fournir une bonne partie des fonds de développement. Pour améliorer les chances de succès des transactions, l’étude propose de s’engager dans une revue diligente plus poussée pour évaluer les partenaires potentiels, et de planifier à l’avance pour réussir l’intégration.

  • Nationalisme lié aux ressources : Les gouvernements partout dans le monde exercent différentes formes de nationalisme lié aux ressources, allant de la privatisation et de l’expropriation de l’industrie minière jusqu’aux taxes exceptionnelles, aux redevances et aux contrôles des exportations, ce qui rend plus difficile pour les sociétés minières de prévoir de façon précise les calendriers de production, d’établir des profils de risque à long terme et de concevoir des modèles de prise de décision au fil du temps. Les minières doivent s’employer à renforcer leurs relations avec les gouvernements nationaux, diversifier leur offre de produits ainsi que les régions où elles sont actives, et démontrer toute la valeur de l’industrie aux gouvernements locaux et aux citoyens.

  • Lutte contre la corruption : Les sociétés minières adoptent déjà des normes mondiales de transparence pour contrer les risques que pose la corruption, mais elles devront avoir recours à des pratiques encore plus responsables devant la surveillance accrue des autorités de réglementation, à la fois à l’endroit d’elles-mêmes et de leurs partenaires, fournisseurs, agents et intermédiaires. Le lutte contre la corruption requiert l’adoption de solides pratiques et procédures des entreprises, y compris la gestion des relations avec les tierces parties, les programmes internes de conformité, et la préparation aux enquêtes.

  • Un nouveau degré de responsabilité sociale : La responsabilité sociale des entreprises va bien au-delà des évaluations d’impact et requiert dorénavant de répondre aux attentes et aux exigences des organisations non gouvernementales (ONG) et d’autres parties intéressées pertinentes, et de mener les activités opérationnelles avec un plus haut degré de transparence et de durabilité. Les sociétés minières devront s’engager envers un plus haut degré de comportement responsable en intégrant la durabilité dans leurs paramètres de mesure internes, leurs méthodologies de projets d’investissement et leurs négociations avec les communautés locales, les gouvernements, les ONG et les organismes de réglementation.

  • Pénuries de compétences : Bien que la pression immédiate sur la main-d’œuvre se soit relâchée temporairement dans certains territoires où les minières reportent des projets ou réduisent la production, la pénurie latente de compétences à long terme demeure chronique. Les sociétés minières devraient remédier à la pénurie de compétences en renforçant l’ensemble des aptitudes de leurs équipes, en donnant une nouvelle formation aux travailleurs en place pour occuper des fonctions différentes, en recrutant de sources non traditionnelles, en commanditant des programmes universitaires et en s’engageant dans la planification de la main-d’œuvre.

  • L’analytique pour améliorer les résultats en matière de sécurité : Les dangers associés à l’exploitation minière sont en hausse, particulièrement dans les régions de plus en plus éloignées et inhospitalières où les sociétés minières s’installent. Pour mieux comprendre les facteurs qui causent les incidents reliés à la sécurité, les sociétés minières devraient faire appel à la modélisation prédictive et appliquer de nouveaux outils et technologies analytiques à leurs processus actuels pour améliorer l’entretien préventif, identifier les segments à risque et améliorer les résultats en matière de sécurité.

  • Tirer le meilleur parti des technologies émergentes – et existantes : Malgré leur volonté évidente de faire preuve d’innovation, plusieurs sociétés minières ne réussissent pas à tirer parti de leur technologie secondaire comme l’analytique des données, ou à intégrer des plateformes technologiques disparates à la suite d’une fusion/acquisition. Pour améliorer les activités d’exploitation tout en réduisant les coûts, elles devraient revoir leurs stratégies en TI et considérer des investissements dans des automates programmables (PLC), des systèmes d’acquisition de données et de contrôle de sécurité (SCADA), dans des systèmes d’exécution de la fabrication (MES), dans des systèmes de veille stratégique, dans l’analytique des données et dans des systèmes de fabrication avancés.

L’étude de Deloitte conclut que les sociétés minières qui s’occupent de résoudre de façon proactive ces enjeux endémiques seront en meilleure position pour répondre aux exigences futures en produits de base malgré les conditions volatiles actuelles, et seront plus susceptibles de rehausser leur rôle pour faire bénéficier les communautés locales, soutenir les économies non développées et assurer la croissance des emplois et des compétences à travers le monde.

Pour consulter l’étude, visitez www.deloitte.com/ca/tendances-minieres .

À propos de Deloitte
Deloitte, l’un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de 8 000 personnes réparties dans 56 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l’appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Deloitte & Touche LLP, société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet canadien membre de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante.

Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/apropos.

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