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Enquête de Deloitte : Les entreprises canadiennes sont plus optimistes, mais craignent une stagnation persistante

Les dépenses en capital au Canada devraient diminuer de près de 10 % cette année

Montréal, le 3 avril 2013 – L’état des grandes économies du monde continue de préoccuper les directeurs financiers nord-américains, même s’ils font preuve de plus d’optimisme sur les perspectives de leur entreprise comparativement au dernier trimestre de 2012. Toutefois, l’axe de ces préoccupations a grandement changé, passant du risque d’effondrement ou de crise économique à des craintes de stagnation persistante, ce qui a suscité des attentes moindres au chapitre des ventes et de l’embauche nationale cette année, d’après l’enquête CFO Signals MC menée par Deloitte pour le premier trimestre.

Cette enquête trimestrielle, qui rend compte de l’opinion et des gestes des directeurs financiers représentant de grandes sociétés nord-américaines dont les revenus annuels moyens sont supérieurs à cinq milliards de dollars, fait état d’une augmentation de l’optimisme net (la différence entre le pourcentage de directeurs financiers qui affichent une hausse et une baisse de leur optimisme) après deux sombres trimestres. Encouragé par les directeurs financiers américains, l’optimisme net a augmenté pour passer de -11 au dernier trimestre de 2012 à +32 au premier trimestre de 2013, mais les attentes des directeurs financiers canadiens ont été plus modestes, leur optimisme net n’ayant que légèrement augmenté pour se chiffrer à +7 par rapport à -6 au dernier trimestre de 2012 et demeurant bien en dessous du sommet de +57 à la même période l’an dernier.

« Les directeurs financiers canadiens expriment traditionnellement un optimisme net plus élevé que leurs homologues américains, de sorte que les résultats de ce trimestre marquent un changement important par  rapport à ce qui a été observé dans le passé, a déclaré Eddie Leschiutta, Co-leader du programme canadien pour les chefs des finances chez Deloitte Canada. Même si les attentes canadiennes au chapitre de la croissance des ventes continuent de dépasser celles des États-Unis et que les attentes en matière de croissance des revenus sont à peu près les mêmes, les directeurs financiers canadiens se font plus discrets lorsqu’il s’agit de questions telles que la croissance des dividendes et l’investissement en capital. »

La politique fiscale parmi les freins majeurs
À l’heure actuelle, l’incertitude entourant la politique publique semble un frein majeur dans toute l’Amérique du Nord, alors que plus de 90 % des directeurs financiers affirment que les décisions ou débats politiques récents et actuels – qu’il s’agisse du plafond de la dette, des politiques de séquestration ou de possibles compressions dans la défense – ont des répercussions sur les projets de leur société. Toutefois, c’est la politique fiscale qui semble avoir l’impact le plus considérable sur les secteurs d’activité, quelque 75 % des directeurs financiers affirmant constater à tout le moins des répercussions et 40 % indiquant qu’il s’agit d’un impact important.

Les effets néfastes des politiques gouvernementales sur une économie mondiale stagnante figurent au premier rang des risques les plus inquiétants pour les directeurs financiers, en particulier les répercussions possibles des actions gouvernementales en matière de fiscalité et de dépenses sur la demande des consommateurs et l’économie dans son ensemble. Plus de la moitié des directeurs financiers interrogés dans le cadre de l’enquête estiment que l’état actuel des économies nord-américaines constitue le principal moteur de la croissance, mais le quart d’entre eux sont aussi d’avis qu’il s’agit de son principal obstacle. La situation économique en Europe est aussi perçue comme faisant obstacle à la croissance par 23 % des directeurs financiers, chiffre compensé par un niveau similaire d’optimisme quant à l’effet favorable de la croissance économique en Chine.

Embauche nationale : des compressions prévues
Néanmoins, certaines attentes des directeurs financiers ont connu une amélioration au cours du trimestre. Par exemple, les directeurs financiers canadiens ont accru leurs attentes quant à la croissance des revenus sur 12 mois, lesquelles sont passées à 11,8 %, en accord avec les attentes nord-américaines de 12,1 %*, tandis que leurs attentes à l’égard d’une hausse des ventes de 7,4 % ont dépassé le chiffre nord-américain de 5,4 %*. Cependant, les directeurs financiers canadiens ont été beaucoup plus timides dans le cas des dépenses en capital, prédisant une chute de 9,4 % par rapport à l’an dernier, comparativement à l’augmentation prévue de 10,9 % aux États-Unis. Les attentes au chapitre de l’embauche nationale se sont considérablement améliorées parmi les directeurs financiers canadiens, passant à 3,5 % par rapport à seulement 0,2 % au dernier trimestre, même si une proportion importante – 27 % – de directeurs financiers nord-américains s’attendent maintenant à des compressions dans l’embauche nationale.

« Dans le cadre de l’enquête, bon nombre de ces estimations se sont améliorées par rapport aux creux constatés en 2012, mais elles demeurent, pour la plupart, en dessous de leurs moyennes à long terme, a affirmé M. Leschiutta. Comme l’optimisme net exprimé par les directeurs financiers a récemment eu tendance à connaître un sommet au premier trimestre, pour ensuite diminuer au cours des trimestres suivants, cette enquête pourrait suggérer que les directeurs financiers sont d’avis que l’économie nord-américaine a encore du chemin à parcourir avant qu’ils ne considèrent qu’il s’agit d’une reprise durable. »

Autres faits saillants de l’enquête
L’enquête CFO Signals MC de Deloitte a également révélé les résultats suivants (ces estimations sont des moyennes ajustées afin d’éliminer les effets des observations aberrantes) :

  • Augmentation des efforts de représentation en matière de politique publique. Environ 40 % des directeurs financiers ont déclaré que leur réaction la plus importante aux changements possibles en matière de politique publique est d’entreprendre ou d’augmenter leurs efforts pour influencer la politique, y compris des stratégies en matière de relations gouvernementales, une augmentation du lobbying et, dans le cas des sociétés américaines, une présence accrue à Washington, D.C.
  • Des conseils axés sur la performance opérationnelle. Les conseils d’administration semblent surtout axés sur les paramètres de l’état des résultats et sur les risques liés à la performance opérationnelle. La croissance ou préservation des revenus est un objectif important pour plus de 75 % des conseils; viennent ensuite la gestion ou l’atténuation des risques et la compression des coûts, représentant un peu moins de 60 % et 50 % respectivement. Les conseils semblent relativement moins axés sur la liquidité et l’investissement.
  • Des sociétés principalement sur l’offensive. Les entreprises sont en général davantage axées sur la poursuite des occasions d’affaires que sur l’atténuation des risques, davantage concentrées sur la croissance et le développement que sur la contraction et la rationalisation ainsi que davantage centrées sur la croissance des revenus que sur la compression des coûts.
  • Accord sur les dépenses gouvernementales. Tous les directeurs financiers s’entendent sur la nécessité que les États-Unis compressent les dépenses dans les domaines budgétaires les plus importants (sécurité sociale, Medicare et défense), mais les avis divergent considérablement quant aux domaines où des compressions devraient s’appliquer, aucune catégorie ne recevant plus de 60 % du vote. Un nombre de directeurs financiers relativement peu élevé a appuyé des compressions à des programmes fournissant de l’aide aux personnes et familles à faible revenu.
  • Des finances axées sur la planification et la stratégie. La gestion de l’analyse et de la planification financières est le domaine des « finances de base » le plus souvent cité par les directeurs financiers, la moitié d’entre eux indiquant qu’il figure parmi leurs trois grandes priorités. La gestion de l’information ou la technologie de l’information reçoit le même niveau de priorité de la part des directeurs financiers canadiens, suivie de la gestion de la stratégie financière, tandis que les directeurs financiers américains considèrent que la gestion de la liquidité et des compétences financières figurent parmi leurs trois grandes priorités. La principale priorité des sociétés dans les deux pays est le soutien à la stratégie, l’appui aux fusions et acquisitions étant la priorité suivante au Canada, comparativement à l’appui aux ventes aux États-Unis.

Téléchargez une copie de l'enquête (en anglais)   

*Tous les chiffres suivis d’un astérisque sont des moyennes ajustées afin d’éliminer les observations aberrantes.

À propos de CFO Signals MC
L’enquête CFO Signals MC de Deloitte a été réalisée pour le premier trimestre de 2013. Au nombre des 106 directeurs financiers qui ont répondu à l'enquête, 85 % sont issus d’entreprises dont les revenus annuels s’élèvent à plus d’un milliard de dollars, et plus de 70 % d’entre eux travaillent pour des sociétés ouvertes. Au Canada, 15 directeurs financiers y ont pris part, ce qui représente environ un directeur financier sur sept interrogés.

Chaque trimestre, CFO SignalsMC rend compte de l’opinion et des gestes de directeurs financiers représentant bon nombre de grandes sociétés les plus influentes d’Amérique du Nord. Ce rapport résume l’opinion des directeurs financiers dans cinq domaines : le milieu des affaires, les priorités de leur entreprise, ses attentes et ses priorités financières ainsi que les priorités personnelles des directeurs financiers. Pour obtenir plus d’information sur l’enquête CFO Signals MC de Deloitte ou y participer, veuillez communiquer avec nous.

À propos de Deloitte
Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Deloitte LLP, société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Deloitte s.e.n.c.r.l., une société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois du Québec.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

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