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L’industrie canadienne du capital de risque ne cesse de décliner, celle des marchés émergents prend de l’expansion : Deloitte

L’absence de masse critique de sociétés de capital de risque au Canada jugée nuisible

MONTRÉAL, le 7 septembre 2010 — Les sociétés canadiennes de capital de risque (SCR) prévoient que leur industrie se contractera davantage tandis que les marchés émergents, notamment la Chine, l’Inde et le Brésil, s’attendent plutôt à ce qu’elle prenne de l’expansion au cours des cinq prochaines années. C’est du moins ce que révèle le Sondage mondial sur l’investissement en capital de risque, édition 2010, mené conjointement par Deloitte, l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement (CVCA) et plusieurs autres associations internationales du secteur.

Selon les résultats du sondage, deux tiers (66 %) des répondants canadiens s’attendent à ce le nombre de sociétés de capital de risque diminue d’ici 2015, alors que la grande majorité des sociétés évoluant dans ce secteur en Chine, en Inde et au Brésil prévoient une hausse de leur nombre dans leur pays respectif pendant cette période. Par ailleurs, aux États-Unis et sur le continent européen, cette industrie connaîtra vraisemblablement un resserrement. Toutefois, les sociétés canadiennes sont les plus vulnérables étant donné l’envergure nettement plus petite du marché du capital de risque au pays.

Les prévisions sur le financement disponible au cours des cinq prochaines années suivent des tendances similaires. Ainsi, la majorité des répondants canadiens sont d’avis qu’il y aura un repli ou pas de changement sur ce plan. De fait, 11 % d’entre eux pressentent un recul de plus de 30 %; deuxième perspective la plus pessimiste de tous les pays sondés. Par comparaison, les répondants du Brésil, de la Chine et de l’Inde jugent que les investissements augmenteront sensiblement. Au Canada, les SCR prévoient aussi que le financement institutionnel s’affaiblira : seulement 25 % des répondants estiment que les sociétés en commandite seront susceptibles d’investir dans les fonds de financement de capital de risque du pays au cours des cinq prochaines années, comparativement à 92 % au Brésil, 91 % en Chine et 76 % en Inde.

Le Sondage mondial sur l’investissement en capital de risque, édition 2010, qui mesurait l’opinion de plus de 500 sociétés de capital de risque du monde entier, a aussi examiné les facteurs contribuant aux perspectives de chaque pays et observé les domaines de croissance future.

Les politiques gouvernementales visant l’augmentation de la taille de l’industrie des SCR au Canada sont jugées déterminantes pour le maintien de l’industrie du capital de risque au Canada
Contrairement aux années précédentes, et à la suite des récents changements à l’article 116 pour lesquels Deloitte a été le moteur, les répondants canadiens n’ont pas indiqué que la politique et les réglementations fiscales créaient un climat défavorable pour le capital de risque. Seuls 28 % ont déclaré que les règles fiscales constituaient un obstacle important. De plus, ils jugent positif l’appui gouvernemental à la R&D; en effet, 67 % d’entre eux le considère comme un facteur favorable, en deuxième position derrière Israël.

Malgré ces avantages, les SCR canadiennes sont de loin les plus critiques au monde en ce qui a trait aux dangers causés par l’absence d’une industrie bien établie. Elles ont répondu dans une proportion de 61 % que l’absence de masse critique crée un climat défavorable à l’investissement et à l’innovation. Les SCR des autres pays développés, quant à elles, ne s’inquiètent pas de cet aspect ‒ seulement 7 % en moyenne en ont fait mention.

« À l’instar de leurs consœurs américaines et européennes, les sociétés de capital de risque canadiennes sont confrontées à une vive concurrence de la part des marchés émergents. Mais, étant donné la petite taille de notre industrie, les répercussions de cette situation sont beaucoup plus dévastatrices pour le Canada », a déclaré Robert Nardi, associé et leader du groupe sectoriel Technologies, médias et télécommunications de Deloitte pour le bureau de Montréal.

« Il y a effectivement urgence. Les responsables des orientations politiques doivent réagir rapidement et mettre de l’avant des mesures qui amélioreront les chances que ce secteur vital reste ici, ajoute M. Nardi. Nous devons dégager des fonds pour les sociétés existantes et favoriser la création de SCR additionnelles au pays. Trois principales priorités s’imposent : un programme tonifié de fonds de placement (particulièrement en Ontario), des investissements providentiels et des crédits d’impôt à l’investissement ainsi que l’expansion d’un fonds parrainé par le gouvernement. Le Québec a adopté certaines de ces mesures, et, depuis, le secteur de capital de risque y a pris de l’expansion tant sur le plan du nombre des SCR que du montant de capital disponible pour l’innovation. »

Les technologies propres et les nouveaux médias/réseaux sociaux : occasions à saisir maintenant pour l’avenir
En dépit des nombreux défis, les répondants au sondage dans le monde manifestent un intérêt envers les nouvelles occasions d’investissement qui se profilent à l’horizon. En particulier, les technologies propres, les services de soins de santé et les nouveaux médias et réseaux sociaux deviendront des centres d’intérêt au cours des cinq prochaines années.

Les technologies propres remportent la faveur des sociétés sondées dans l’ensemble. Ainsi, 67 % des répondants canadiens prévoient y accroître leurs placements. D’autres pays leur emboîteront le pas, dont la Chine (95 %), le Brésil (92 %), l’Inde (90 %), le Royaume-Uni (85 %), les États-Unis (72 %) et l’Allemagne (71 %).

Les nouveaux médias/réseaux sociaux viennent au deuxième rang pour la moitié des répondants canadiens, 58 % des sociétés américaines et 64 % des sociétés allemandes. Pour leur part, la Chine (92 %), l’Inde (89 %), la France (69 %) et le Royaume-Uni (62 %) feront des services de soins de santé leur deuxième secteur d’investissement.

« Affichant leur optimisme habituel, les sociétés de capital de risque se tournent déjà vers les nouveaux secteurs et occasions de croissance. Pour que le Canada puisse participer pleinement à cette nouvelle économie, nous devons favoriser et mieux financer le milieu du capital de risque pour qu’il puisse contribuer à l’incubation et à la croissance de ces domaines d’avenir », conclut M. Nardi.

À propos du Sondage 2010 sur les tendances mondiales en capital de risque de Deloitte et de la CVCA : perspectives d’avenir
Le Sondage 2010 sur les tendances mondiales en capital de risque a été commandité par Deloitte en collaboration avec l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement et de nombreuses associations de capital de risque dans le monde. Le sondage analysait les sociétés financières d’innovation en Amérique, en Europe et dans le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique. Deloitte a reçu 516 réponses de partenaires généraux ayant des fonds sous mandat de gestion variant de moins de 100 millions $US à plus de 1 milliard $US. Le sondage a été effectué entre mars et avril 2010. De tous les répondants, 61 % étaient situés dans les Amériques (dont 7 % ou 36 sociétés étaient situées au Canada), 16 % en Europe et 23 % en Asie-Pacifique.

À propos de Deloitte
Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 7 700 personnes réparties dans 58 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Deloitte & Touche s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

À propos de la CVCA
La CVCA, l’Association canadienne de capital de risque et d’investissement, a été fondée en 1974 et est la seule représentante de l’industrie nationale du capital de risque et de capitaux privés du Canada. Ses 1 200 membres sont des firmes et des organisations qui gèrent la majorité des capitaux canadiens destinés au capital de risque et aux investissements par capitaux privés. Les membres de la CVCA collaborent activement pour augmenter la circulation de capitaux dans l’industrie et étendre la portée des occasions d’investissements. Cela est réalisé par l’engagement de la CVCA dans une grande variété d’initiatives allant de la production de statistiques élaborées sur le rendement et l’évaluation à la promotion des intérêts de l’industrie auprès des gouvernements et organismes de réglementation.

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Contacts

Nom:
Jeanne d'Arc Umurungi
Société:
Deloitte Canada
Fonction:
Manager, Media Relations
Téléphone:
416-874-3518
Courriel
jumurungi@deloitte.ca