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Qui je souhaite être dans l’univers numérique

Avec l’invention de la technologie au XVe siècle, l’humanité se donne les moyens de reproduire une information qu’elle avait appris à codifier près de 4 500 ans plus tôt. Depuis, de ma grand-mère regardant dubitativement un nouveau modèle de parcomètre à l’employé qui configure un système de gestion, l’homme a approché les innovations technologiques avec la même question : « qu’est-ce que je peux faire avec ça? ».

Le premier schisme

En 1958, les graines de la société de l’information émergent de l’industrialisation. Les « TI » sont inventées, changeant radicalement notre approche utilitaire dans une société de plus en plus basée sur la connaissance. La question à se poser n’est plus « qu’est-ce que je peux faire avec ça? » mais « qu’est-ce que je veux savoir? »

Alors que les entreprises cherchent encore à harnacher le potentiel de l’information avec des méthodes trop fonctionnelles (« Ça fait quoi, ça, l’intelligence d’affaires? »), les trains s’arrêtent d’eux-mêmes quand leur conducteur envoie un texto au lieu de regarder devant eux et bientôt, malgré tous les détracteurs de l’ancienne génération, mon réfrigérateur aura détecté de mon bilan de santé qu’il faut commander à l’épicerie de quartier des ingrédients riches en Omega 3 et aura transmis la recette à mon micro-ondes.

Près de 50 milliards d’objets seront bientôt connectés, géolocalisés, et apprendront par eux-mêmes comment interagir dans la réalité augmentée et projetée en 3D. Pour les personnes physiques et morales, toujours le même objectif : gagner en efficacité.

Ces deux tendances sont loin d’être terminées : il y a encore quelques siècles à venir d’améliorations potentielles en automatisation et en intelligence technologique.

Mais ne sommes-nous pas déjà en train d’inventer le futur paradigme technologique?

Le scénario identitaire

Les nouvelles générations brassent ce qui semble inutile à leurs aînés, affichant sur leurs comptes Facebook et Google+ les logos que leurs pères collaient sur leurs pare-chocs. Le communicateur présente ses 7 432 amis Facebook et twitte à la seconde; le professionnel amoncelle ses connexions LinkedIn; ma petite sœur se réinvente sur Sims et mon frère sur Ultima Online; le voyageur affiche sa carte TripAdvisor et l’altermondialiste milite pour ses causes sur MySpace.

« Qui je souhaite être » semble le nouveau défi auquel la technologie doit répondre.

Paradoxalement, le thème existe depuis longtemps, et les publicitaires y ont vu une opportunité dès l’invention du média électronique en offrant une identité de client à leurs « segments de marché ».

Comment les entreprises réussiront-elles à canaliser ce besoin individuel, potentiellement issu d’une société des loisirs pour améliorer la valeur livrée à leurs actionnaires? Si les institutions tentent de capter la fibre citoyenne, les produits fidélisent à nombre de « like » sur Facebook, l’anachronique « Chrysler et fier de l’être » semble dépassé dans un univers numérique qui me présente Mon Starbucks.

La personnalisation des interfaces, portails et environnements bureautiques saura-t-elle s’adapter de « ce que j’ai besoin de faire » à « quel employé je veux être? »

Mathieu

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Mathieu Courtat
Mathieu Courtat
Directeur principal, Stratégie des Technologies
Mathieu conseille les exécutifs TI des secteurs de l’énergie, des ressources et du transport au Canada et aux États-Unis.

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