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David Laidley : Portrait d’un ancien

Ancien président du Conseil, Deloitte Canada

David Laidley Parlez-nous un peu de vous
Devenir président du Conseil du Cabinet en l’an 2000 a complètement changé ma vie. Mon bureau était à Montréal. Je n’ai jamais vécu dans une autre ville et je n’avais pas à voyager souvent. Tout d’un coup, j’ai dû voyager presque toutes les semaines. J’avais un appartement à Toronto et une vie très différente. Cela a été pour moi l’expérience la plus exaltante, la plus stimulante et la plus éprouvante. À vrai dire, au début j’étais pétrifié, mais j’ai vécu une passionnante histoire.

 

Quel a été votre premier emploi chez Deloitte?
Je suis entré au Cabinet en tant que stagiaire CA à ma sortie de l’Université McGill en 1967, et j’ai passé les examens de CA en 1969. Franchement, quand je suis arrivé au Cabinet, je n’avais aucune idée de la direction que les choses allaient prendre. Je me suis orienté vers la fiscalité en 1970 et j’y suis resté jusqu’en 1986.

Je suis devenu associé en 1975. À ce moment-là, la pratique de Fiscalité était en pleine expansion et je me suis trouvé au bon endroit au bon moment. Au milieu des années 1980, je suis revenu à la Certification pour me concentrer sur la présentation de l’information financière.

J’ai été élu au Conseil d’administration en 1996 et, pour des raisons qui m’échappent encore, le Conseil a proposé ma candidature à la présidence en 2000. J’ai été président du Conseil jusqu’en 2006 et j’ai pris ma retraite en 2007, exactement 40 ans après mon entrée au Cabinet.

« Le fait de devenir président du Conseil en 2000 a été, sans contredit, le clou de ma carrière. Je ne m’y attendais pas du tout. »

 

Que faites-vous depuis votre départ à la retraite?
Je suis entré au Conseil d’administration de la Banque du Canada en juin 2007 où j’assure aussi la présidence du comité de vérification. C’était le moment rêvé. Nous avons dû trouver un nouveau gouverneur – nous avons nommé Mark Carney le 1er février 2008 – et nous avons traversé la période turbulente de 2007-2008. L’expérience a été extraordinaire!

Je siège à d’autres conseils d’administration, notamment Aviva Insurance à Toronto et Aeroplan ici à Montréal. L’ennui avec la profession de comptable, c’est qu’on doit faire partie de tous les comités d’audit et j’en préside d’ailleurs deux.

Je suis aussi président du conseil d’administration d’une société appelée Nautilus Indemnity, qui est la société captive d’assurance de Deloitte. Elle procure des services d’assurance responsabilité professionnelle à tous les cabinets membres de Deloitte dans le monde.

Quel a été le point fort de votre carrière chez Deloitte
Un des points forts a été, sans contredit, de devenir associé. Et la présidence inattendue du Conseil en 2000 est bien sûr le clou de ma carrière, parce que je ne m’y attendais pas du tout. Ça ne faisait pas partie de mes plans. Je me contentais de faire mon travail d’associé comme les autres associés du Cabinet.

Comment décririez-vous le secret de votre réussite?
À mon avis, c’est surtout une question de chance et de moment opportun. C’est vrai que plus on travaille, plus la chance nous sourit. Malgré cela, j’ai connu des gens très compétents qui n’ont pas eu cette chance. Je n’aurais pas considéré ma carrière comme un échec si je n’avais pas eu la possibilité de devenir président du Conseil du Cabinet. Cela a été pour moi une occasion extraordinaire, mais ce genre d’occasion ne s’offre qu’à un petit nombre de gens et, bien souvent, il s’agit d’être là au bon moment.

Quelle valeur accordez-vous aux relations que vous avez tissées pendant vos années chez Deloitte?
Si l’on traite d’une question professionnelle, on ne peut pas en parler hors du Cabinet. Il est donc important d’entretenir des relations avec des gens de confiance au Cabinet. J’ai aussi trouvé utile de siéger avec des clients actuels et potentiels à des conseils d’administration, comme celui de l’hôpital Royal Victoria à Montréal que j’ai présidé pendant environ huit ans. C’est différent des relations qu’on a avec eux à titre de clients. On a la possibilité de connaître les gens dans des contextes tout à fait différents.

Y a-t-il une relation en particulier qui a marqué votre carrière?
Je dirais qu’il y a eu quelque chose au début et à la fin. Il y a d’abord eu mon mentor, Bob Cockfield. Il avait 20 ans de plus que moi et nous avions une excellente relation. Je ne pense pas que je serais au Cabinet aujourd’hui s’il n’avait pas été là. Le fait d’avoir des contacts comme ceux-là avec un associé principal en milieu de carrière a donné une tout autre perspective à mes rapports avec le Cabinet.

L’autre personne qui m’a marqué, c’est Anna Martini qui était alors vérificatrice principale dans le groupe de Certification quand je suis revenu à cette pratique. Elle connaissait les aspects techniques bien mieux que moi, et elle m’a énormément appris même si elle est beaucoup plus jeune. J’ose espérer que j’ai aussi pu lui apprendre quelque chose qui l’a aidée à s’épanouir sur le plan professionnel. L’une des joies de ma carrière a été de voir de jeunes gens faire les choses plus habilement que moi. C’est pourquoi j’ai toujours encouragé les autres à s’intéresser au perfectionnement des gens.

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