This site uses cookies to provide you with a more responsive and personalised service. By using this site you agree to our use of cookies. Please read our cookie notice for more information on the cookies we use and how to delete or block them

Marque page Email Imprimer cette page

La valeur des PME encore inférieure de 40 % par rapport à l’avant crise

9ème Baromètre des PME de Deloitte


DOWNLOAD  

Bruxelles, le 23 octobre 2013 - Deloitte Fiduciaire, leader en matière de services de comptabilité, de conseils juridiques, fiscaux et financiers aux entreprises familiales et aux PME, annonce aujourd’hui les résultats de son ‘Baromètre des PME 2013’. Pour la neuvième année consécutive, cette étude mesure l'impact de la crise au fil du temps sur la performance financière des PME belges. En outre, elle établit un aperçu de la pression fiscale exercée sur ces entreprises.

Quelques conclusions importantes:

  • La moitié des PME subit une diminution de chiffre d'affaires en 2012; seul le secteur tertiaire a pu limiter les dégâts.
  • À peine 31 % des PME familiales recrutent; 4 PME non familiale sur 10 embauche.
  • Le nombre d'entreprises qui investissent est historiquement bas; les entreprises qui investissent augmentent leur budget d'investissement de 22 %.
  • 1 PME sur 2 verse plus de 37 % de son EBITDA aux impôts et à l’ONSS; l'impact fiscal sur les petites PME équivaut à la moitié de la masse salariale.
  • L’atout des PME belges reste leur capacité de financement propre; diminution progressive des fonds bancaires comme source de financement.
  • La valeur des PME encore inférieure de 40 % par rapport à l’avant crise; les secteurs de la construction et de l'industrie continuent à perdre de la valeur.

Cette étude est unique en son genre: Deloitte Fiduciaire est le premier cabinet expert à réunir les données financières les plus récentes - en l’occurrence, celles de l’exercice 2012 - pour quelque 2.500 entreprises. Qui plus est, cette étude se fonde non seulement sur des données ‘publiques’ mais aussi sur des informations plus ‘confidentielles’ comme le chiffre d’affaires, les comptes courants et le détail des charges d’exploitation.

La moitié des PME subit une diminution de chiffre d'affaires en 2012

En 2012, seuls 44 % des PME ont connu une croissance réelle de leur chiffre d'affaires, c'est-à-dire une croissance qui dépasse l'inflation. L’année passée, pratiquement tous les secteurs ont été touchés par la crise. Didier Bouckaert, Partner de Deloitte Fiduciaire, précise: «Pas moins de 57 % des entreprises du secteur de la construction ont essuyé une baisse significative de leur chiffre d'affaires. En outre, plus de la moitié des entreprises des secteurs du commerce et de l'industrie ont subi une diminution à ce niveau. Seul le secteur tertiaire a pu limiter les dégâts. Dans ce secteur, 'seulement' 4 PME sur 10 ont enregistré une perte de chiffre d'affaires.»

La moitié des entreprises ayant vu leur chiffre d'affaires s'amenuiser notent une diminution d'au moins 9,1 %. Parmi ces entreprises, un quart d'entre elles a subi une perte pouvant atteindre 21 % minimum. À l'inverse, on observe que la moitié des entreprises ayant enregistré une croissance ont connu une hausse de maximum 8,8 %. La perte de chiffre d'affaires dépasse donc largement la croissance.

En outre, tant la rentabilité opérationnelle que financière des PME belges sont soumises à davantage de pression. La rentabilité opérationnelle (c'est-à-dire l'EBITDA par rapport au chiffre d'affaires) a reculé pour la deuxième année consécutive de 8,7 % fin 2010 à 8,2 % fin 2012. De même, le rendement financier net a systématiquement ralenti au cours des deux dernières années, passant de 8,1 % à fin 2010 à 7,1 % à fin 2012.

Le «return on capital employed», ou ROCE, exprime la rentabilité pour les actionnaires et autres partenaires financiers (banques et sociétés de leasing). L’an dernier, pour chaque tranche de 100 euros investis, la PME belge moyenne a généré une rentabilité brute de 5,8 %. Soit, une diminution de 0,3 % par rapport à 2010.

À peine 31 % des PME familiales recrutent

Alors qu'une faible majorité des PME non familiales ont vu leur chiffre d'affaires augmenter l'année passée, la moitié des PME familiales a subi une diminution de celui-ci au cours de la même période. De plus, 28 % des PME familiales ont été contraintes de réduire leur effectif l'année passée. À l'inverse des entreprises non familiales, où 4 PME sur 10 a pu recruter.

Le nombre d'entreprises qui investissent est historiquement bas

En 2007, l'année avant l'explosion de la crise financière et économique, 66 % des PME réalisaient encore des investissements. Fin 2012, le nombre d'entreprises ayant investi est passé à 58 %. En outre, le nombre d'entreprises ayant désinvesti en solde atteint un score historiquement élevé de 23 %. Un point positif néanmoins: le budget d'investissement des entreprises qui ont investi a augmenté de 22 %, et atteint en moyenne 41.100 euros.

1 PME sur 2 verse plus de 37 % de son EBITDA aux impôts et à l’ONSS

L'impact fiscal reprend toutes les charges fiscales et parafiscales. Il permet de calculer le montant qu’une entreprise verse à l'État. Le poids écrasant des charges patronales, soit 63,7 % de l'impact fiscal total, est flagrant.

Le deuxième aspect principal est l'impôt des sociétés, qui représente 23,5 % de l'impact fiscal total. En 2012, la moitié des entreprises bénéficiaire a versé au moins 26,7 % d'impôts sur leur bénéfice comptable. Un quart d'entre elles a même payé plus que le tarif normal de 33,99 %. La société de management moyenne, fortement visée pour l'instant, a aussi déboursé 32,5 % d'impôts en 2012.

Les diverses taxes incluent notamment la TVA non déductible, les accises, les taxes de circulation, les différentes taxes provinciales et communales et les contributions environnementales. Henk Hemelaere: «Cela  représente 12,6 % de l'impact fiscal total. La charge de ces diverses taxes n'est donc pas négligeable.»

Par 100 euros de chiffre d'affaires d'une PME belge moyenne, celle-ci paye 5,8 euros au fisc et/ou à l'ONSS. Mais pas moins de la moitié des entreprises consacre au moins 37,6 % de la trésorerie opérationnelle ou EBITDA aux charges fiscales et parafiscales. Soit une hausse de 2,6 % en deux ans.

Les petites entreprises, qui emploient moins de 10 personnes,  versent 52 % du bénéfice opérationnel ou EBIT  à l'État. La masse salariale représente, quant à elle, 110 % de l'EBIT dans les entreprises de cette catégorie. En résumé, nous pouvons avancer que pour 2 euros versés par ce groupe d'entreprises comme salaire brut, presque 1 euro est versé à l'État sous forme d'impôts et/ou d’ONSS.

Enfin, l'étude Baromètre des PME 2013 révèle qu'une bonne moitié (53,7 %) du bénéfice comptable brut est versée à l'État.

L’atout des PME belges reste leur capacité de financement propre

La PME belge moyenne jouit d'une forte solvabilité réelle, qu'elle a davantage réussi à renforcer l'année passée. Didier Bouckaert ajoute: «Nous obtenons la solvabilité réelle de l'entreprise en ajoutant aux 'fonds propres' les fonds quasi propres, à savoir les prêts à remboursement différé et comptes courants des actionnaires, des associés, des administrateurs et des gérants. Bien souvent, les actionnaires familiaux financent leur entreprise principalement avec des comptes courants, ce qui doit être tout autant considéré comme du capital à risque.»

Fin 2011, la solvabilité réelle de la PME moyenne s'élevait à 48,3 %. Fin 2012, ce chiffre était passé à 51,7 %. De plus, un quart des PME se financent elles-mêmes à 74,4 % ou plus grâce à des fonds propres. On peut donc affirmer que les actionnaires, les administrateurs et les gérants représentant les principaux pourvoyeurs de fonds des PME belges.

En revanche, on observe que la part des fonds bancaires comme source de financement a baissé de 2,8 % l'année passée. Alors que la PME moyenne utilisait encore 15,6 euros de fonds propres par 100 euros à fin 2011, ce chiffre est descendu à 12,8 euros à fin 2012. C'est principalement dans le secteur du commerce que la contribution des fonds bancaires a enregistré un net recul : de 16,8 % fin 2011 à 11,1 % fin 2012.

La valeur des PME encore inférieure de 40 % par rapport à l’avant crise

Bien que la PME moyenne ait gagné 3 % de valeur à la fin de l’année 2012 par rapport à l’année 2011, elle affiche toujours une perte de valeur cumulée de 39 % par rapport à 2007, l'année antérieure à l'éclatement de la bulle financière-économique.

L'année précédente, tant le secteur tertiaire que celui du commerce ont récupéré une partie de leur valeur perdue au cours des 3 années précédentes. Au sein du secteur tertiaire, la moitié des PME a regagné au moins 5 % de leur valeur, voire 7 % dans le secteur du commerce. Les secteurs de la construction et de l'industrie continuent toutefois à perdre de la valeur. La moitié des entreprises du secteur de la construction voit leur valeur dégringoler à moins de 48 % de la valeur d'avant la crise. La valeur de l'entreprise industrielle médiane est même descendue à 44 % de sa valeur avant la crise.

Contacts

Nom:
Evelyne Lekime
Société:
Deloitte Belgium
Fonction:
Marketing & Communication Officer
Téléphone:
+32 2 600 60 12
Email
elekime@deloitte.com
Material on this website is © 2014 Deloitte Global Services Limited, or a member firm of Deloitte Touche Tohmatsu Limited, or one of their affiliates. See Legal for copyright and other legal information.

Deloitte refers to one or more of Deloitte Touche Tohmatsu Limited, a UK private company limited by guarantee, and its network of member firms, each of which is a legally separate and independent entity. Please see www.deloitte.com/about for a detailed description of the legal structure of Deloitte Touche Tohmatsu Limited and its member firms.

Get connected

 

 

More on Deloitte
Learn about our site