Après deux piètres années, tant le rendement opérationnel (EBITDA/chiffre d’affaires) que le rendement financier net et le retour sur capital investi (ROCE) ont à nouveau connu une forte hausse en 2010. La PME moyenne n’a toutefois pas encore réussi à égaler à nouveau les super-rendements atteints en 2007. En 2010, le nombre d’entreprises ayant un rendement négatif a de nouveau baissé pour la première fois en trois ans.
En 2009, la société d’exploitation moyenne voyait encore son EBITDA/chiffre d’affaires s’effriter à 7,7 %. En 2010, par contre, la PME moyenne a réalisé un rendement opérationnel de 8,5 %. On observe cette tendance dans tous les secteurs, à l’exception du secteur des services et du secteur sylvicole, où l'EBITDA/chiffre d’affaires a continué de baisser l’année passée.
L’année passée, le rendement opérationnel par rapport aux effectifs a d’ailleurs progressé de 18 %, passant de 15.721 EUR à 18.502 EUR. Cette hausse s’explique non seulement par une croissance du chiffre d’affaires, mais aussi par un contrôle poussé des coûts et une utilisation plus efficace des moyens disponibles. La PME moyenne du secteur des services, du commerce ainsi que de l’agroalimentaire affiche en effet un EBITDA par ETP supérieur à 20.000 EUR. Un montant qui contraste avec les entreprises industrielles, où la PME moyenne atteint 14.075 EUR par ETP. Il convient de noter que le rendement opérationnel par ETP des petites entreprises (< 10 ETP) est plus de deux fois supérieur à celui des grandes entreprises (> 50 ETP): 23.678 EUR / ETP contre 11.295 EUR / ETP.
L’année passée, la PME moyenne a du reste vu son rendement financier net grimper lui aussi de 1,8 % à 8 %. On est toutefois encore loin d’égaler les résultats record de 9 % et plus de 2006 et 2007.
Le ”return on capital employed” traduit la rentabilité pour les actionnaires et autres pourvoyeurs de fonds (banques et sociétés de leasing). L’année passée, la PME belge a généré un rendement moyen de 6,1 % pour 100 EUR investi. Si l’on tient compte d’un taux d’intérêt sans risque de 4 % , l’entreprise moyenne génère ainsi une prime de risque de 2,1 %. En 2009, cette prime de risque avait atteint un plancher historique, à seulement 1,29 %. L’année passée, le nombre d’entreprises présentant un ROCE inférieur au rendement d’un investissement sans risque est retombé de 45,1 % à 40,2 %.