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Capacité de remboursement quasiment rétablie, excepté dans le secteur de la construction et l'industrie

Le nombre d’entreprises1 qui ont recours à un financement bancaire continue d’osciller aux alentours des 70 %. On constate toutefois quelques différences sectorielles. Ainsi, le nombre d’entreprises de services ayant des dettes bancaires est passé de 67 % fin 2007 à 62 % fin 2010. Durant la même période, le nombre de sociétés commerciales qui font appel aux fonds bancaires a chuté de 74 % à 70 %. Le nombre d’entreprises confrontées à des dettes financières dans la construction, par contre, a augmenté de 69 % à 73 %. Quant au nombre d’entreprises industrielles qui se financent par des dettes bancaires, il a lui aussi grimpé de 75 % à 79 % au cours des trois dernières années.

On se demande dès lors si ces entreprises génèrent encore un cash-flow opérationnel net suffisant pour remplir leurs obligations financières (remboursement des dettes et des charges d’intérêt). 

Alors que l’année passée, les PME étaient encore 29 % à ne pas pouvoir honorer leurs obligations financières, ce nombre a chuté à 24 % en 2010. Par rapport à 2007, 2 % d’entreprises en plus se situent encore et toujours dans la ”zone dangereuse”.

Début 2007, la PME d’exploitation moyenne affichait  encore une capacité de remboursement de 231 %. En 2008, ce pourcentage chutait à 217 %. En 2009, il retombait même à 194 %. Fin 2010, l’entreprise moyenne retrouvait une capacité de remboursement de 227 %. A première vue, la capacité de remboursement de la PME moyenne se repositionne ainsi au niveau d’avant la crise financière et économique.

Dans la construction, la capacité de remboursement a toutefois continué à baisser au cours de l’année passée, tombant de 203 % fin 2009, à 189 % fin 2010. Fin 2010, les entreprises industrielles affichent la capacité de remboursement la moins élevée, avec une valeur moyenne de 186 %.

1 Nous nous limitons ici à passer en revue les sociétés d’exploitation. Cette analyse n’est en effet pas pertinente pour les sociétés de management, de holding et patrimoniales.