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Baromètre PME 2011 - Le rendement opérationnel et le rendement financier des PME belges toujours pénalisés par la crise de 2008

Ces trois dernières années, seules 41 % des PME ont enregistré une croissance de leur chiffre d’affaires en termes réels

Kompas 2011

Bruxelles, le 18 octobre 2011 - Deloitte Fiduciaire, chef de file en matière de services de comptabilité et de conseils juridiques, fiscaux et financiers aux entreprises familiales et aux PME, annonce les résultats surprenants de son «Baromètre PME 2011». Cette étude compare la performance financière des PME belges en 2010 à celle de 2007, avant l’éclatement de la crise. Ni le chiffre d’affaires, ni la rentabilité des PME belges n’ont encore retrouvé leur niveau de 2007 mais dans l’ensemble, les PME se sont préparées au mieux à affronter une nouvelle crise éventuelle.

55 % des dirigeants d’entreprise ont enregistré une perte de valeur de leur société ces trois dernières années, malgré un redressement notoire en 2010
Le “Baromètre PME 2011” de Deloitte Fiduciaire analyse si les PME belges sont prêtes à affronter une nouvelle crise

Quelques conclusions importantes:

En 2010, ni le chiffre d’affaires ni la rentabilité n’ont atteint leur niveau d’avant la crise; les PME industrielles sont celles qui accusent le plus le coup - les PME opérant dans les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation ressentent moins l’effet de la crise sur leur chiffre d’affaires

La capacité de remboursement est quasiment restaurée; le commerce et les services enregistrent de très bons résultats en la matière

Gestion plus rigoureuse du fond de roulement; la PME moyenne a réduit ses stocks et suit de près la solvabilité de ses clients

Politique d’investissement: la prudence reste de mise; les grandes entreprises familiales sont celles qui sabrent le plus dans le budget investissement

70 % des PME qui réalisent un bénéfice passent la totalité de leur profit en réserves et consolident leurs fonds propres

Ces trois dernières années, 55 % des dirigeants d’entreprise ont vu la valeur de leur organisation diminué, en dépit d’un redressement notoire en 2010; ce sont les entreprises industrielles qui enregistrent la plus forte réduction de valeur.

 

Cette enquête est unique parce que Deloitte Fiduciaire est le premier à collecter les données financières les plus récentes (en l’occurrence celles de l’exercice 2010) et cela, pour plus de 2.400 sociétés. Qui plus est, elle ne repose pas uniquement sur des données « publiques » mais aussi sur des informations de nature plus « confidentielle » comme le chiffre d’affaires, les comptes courants et les charges d’exploitation détaillées.

En 2010, chiffre d’affaires et rentabilité n’ont pas encore tout à fait retrouvé leur niveau d’avant la crise

Ces trois dernières années, seules 41 % des PME ont enregistré une augmentation de leur chiffre d’affaires en termes réels - c’est-à-dire une progression supérieure à l’inflation. Les entreprises industrielles sont celles qui ont été le plus durement touchées. Comme le souligne Dominique Deliège, Partner de Deloitte Fiduciaire: “Pas moins de 62 % des entreprises industrielles sont confrontées à une baisse de leur chiffre d’affaires. La moitié enregistre un recul d’au moins 8 % du chiffre d’affaires et, pour un quart des entreprises industrielles, la contraction du CA atteint même 26 % ou plus.”

Après deux années moroses, 2010 a été marqué par un net redressement à la fois du rendement opérationnel (EBITDA/chiffre d’affaires), du rendement financier net et du ROCE (return on capital employed). En moyenne pourtant, les PME n’ont pas encore retrouvé leurs super-rendements de 2007. De plus, pour la première fois en trois ans, le nombre d’entreprises affichant un rendement négatif est à nouveau en baisse.

En 2009, la société d’exploitation moyenne a vu son EBITDA sur chiffre d’affaires reculer à 7,7 %. Mais en 2010, la PME moyenne est parvenue à réaliser un rendement opérationnel de 8,5 %. Cette tendance se vérifie dans tous les secteurs, à l’exception des services et du bois, où l’EBITDA sur chiffre d’affaires s’est encore affaibli l’année dernière.

En 2010, les PME ont enregistré en moyenne une hausse de leur rendement financier net jusqu’à 8 % - un niveau qui est cependant encore loin d’atteindre les chiffres record de 2006 et 2007.

Le ROCE (return on capital employed) traduit la rentabilité de l’entreprise du point de vue des actionnaires et des créanciers (banques et sociétés de leasing). Fin 2009, chaque tranche de 100 EUR investie dans une PME moyenne ne rapportait que 5,1 EUR. En 2010, ce rendement brut a grimpé jusqu’à 6,1 EUR - soit 1,2 EUR de moins que fin 2007.

Capacité de remboursement quasiment restaurée

Le nombre d’entreprises faisant appel au crédit bancaire demeure constant, aux alentours de 70%. Ce qui nous amène à nous demander si ces entreprises génèrent un cashflow opérationnel net suffisant pour supporter leurs obligations financières (règlement des dettes et charges d’intérêt).

Alors qu’en 2009 29 % des PME n’ont pas pu assumer leurs obligations financières, ce pourcentage est passé à 24 % en 2010. Par rapport à 2007, cela représente 2 % de plus d’entreprises toujours ‘sur le fil’.

Début 2007, la PME d’exploitation moyenne affichait une capacité de remboursement de 231 %. Une marge de manœuvre confortable pour pouvoir continuer à assumer ses obligations financières même en cas de contraction du cash flow net. Fin 2009, la capacité de remboursement n’atteignait que 194 % au plus pour la moitié des sociétés d’exploitation. En 2010, la PME moyenne est parvenue à restaurer sa capacité de remboursement; qui a alors atteint 227 %, un niveau apparemment proche de celui d’avant la crise économique et financière.

L’on observe néanmoins d’importantes différences d’un secteur à l’autre. Fin 2010, les services et le commerce affichaient une capacité de remboursement supérieure à celle d’avant la crise. Mais dans ces deux secteurs, les entreprises en quête de financement font moins appel au crédit bancaire qu’avant la crise. Dans le secteur de la construction en revanche, la capacité de remboursement s’est encore détériorée en 2010. Fin de l’année dernière, ce sont les entreprises industrielles qui affichaient la plus faible capacité de remboursement. Or, ce sont précisément dans ces secteurs que l’on constate, pour les 3 dernières années, une augmentation du nombre d’entreprises faisant appel au crédit bancaire.

Gestion plus rigoureuse du fond de roulement dans les PME belges

Ces trois dernières années, la société d’exploitation moyenne est parvenue à ramener ses besoins en fonds de roulement de 7,8 EUR à 7,5 EUR par tranche de 100 EUR de revenus d’exploitation. Dominique Deliège explique: “La crise a obligé les PME à suivre de manière bien plus rigoureuse les différents éléments qui déterminent, in fine, le fonds de roulement nécessaire. D’une part, le niveau de stock et d’autre part, les créances à court terme, c’est-à-dire essentiellement le plafond de crédit octroyé au client. »

Dans une PME moyenne, la part de créances à court terme (hors comptes courants) sur le total de l’actif était de 23,1 % fin 2007 et de 20,8 % fin 2010. La tendance se vérifie dans l’ensemble des secteurs, sauf le commerce, où cette composante s’est stabilisée aux alentours de 17 % - 18 %.

Alors que fin 2007 le niveau de stock (stock par rapport l’actif total) de la société d’exploitation moyenne était de 18,4 %, il n’était plus que de 16,7 % en 2010. D’une façon générale, même s’ils ont fortement diminué ces 3 dernières années, les niveaux de stocks des entreprises plus anciennes sont supérieurs à ceux d’entreprises plus jeunes. Cela s’est traduit par une diminution du ratio stock / actif total de 24,1 % à 19,7 %. Ici aussi, l’on observe d’importants écarts d’un secteur à l’autre, les réductions de stock les plus systématiques étant enregistrées dans l’industrie ainsi que dans l’alimentation et l’agriculture.

Politique d’investissement: la prudence reste de mise

Le nombre d’entreprises ayant procédé à des investissements en 2010 a diminué par rapport aux années antérieures. Parmi les sociétés d’exploitation qui ont investi, le montant moyen de l’investissement a baissé ces 3 dernières années, passant de 51.467 EUR en 2008 à 47.409 EUR en 2009 et à 46.525 EUR en 2010.

Ce sont principalement les jeunes entreprises qui ont décidé de postposer leurs investissements, par mesure de prudence. A l’inverse, les entreprises de plus de 25 ans ont progressivement relevé leur budget d’investissement: au cours de ces dernières années, ce budget est passé en moyenne de 72.289 EUR en 2008 à 82.544 EUR en 2010.

70 % des PME ayant réalisé un bénéfice affectent la totalité de leur profit aux réserves et consolident leurs fonds propres

En 2010, trois entreprises sur dix ont affecté une partie de leur bénéfice aux actionnaires et/ou aux dirigeants. 70 % des PME belges bénéficiaires ont donc choisi d’affecter la totalité de leur profit aux réserves de l’entreprise, consolidant ainsi leurs fonds propres.

Cette affectation massive de bénéfice aux réserves se traduit par un statu quo, durant les 3 dernières années, des fonds propres réels - c’est-à-dire les fonds propres majorés des quasi-fonds propres (prêts à remboursement différé et comptes courants des actionnaires et des administrateurs). Fin 2009, les fonds propres réels de la société d’exploitation moyenne atteignaient 49,3 % contre 47,2 % fin 2007. En 2010, la PME moyenne a dû faire appel en partie à ces réserves, faisant baisser les fonds propres réels au minimum à 48,9 %.

Ces 3 dernières années, 55 % des chefs d’entreprise ont vu la valeur de leur PME diminuer, malgré un net redressement en 2010

Ces trois dernières années ont été marquées par une réduction de 9 % de la valeur de l’entreprise moyenne. La société d’exploitation moyenne a même vu sa valeur se contracter de 15 % voire plus. Un quart des PME enregistre une réduction de valeur d’au moins 64 %.

Mais ces chiffres masquent un important redressement de la valeur des entreprises. En effet, en 2009, 50 % des entreprises étaient encore confrontée à une réduction de valeur d’au moins 28 %, un quart des sociétés enregistrant même une perte de valeur de 72 % ou plus. Les opérations de fusions & acquisitions ont repris à vive allure et il faut espérer qu’une nouvelle crise ne viendra pas freiner cet élan car pas mal d’entreprises familiales doivent encore affronter une période sensible sur le plan stratégique, à savoir le changement de génération», explique Dominique Deliège.

Les entreprises industrielles sont celles qui sont le plus touchées. 50 % d’entre elles ont vu leur valeur diminuer de 27 % ces trois dernières années. La construction et le commerce ont, eux aussi, accusé le coup et enregistré respectivement une perte de valeur de 17 % et 16 % en moyenne. La PME moyenne opérant dans le secteur des services a vu sa perte de valeur limitée à 9 % ‘seulement’. Seule exception à cette tendance, l’agriculture et l’alimentation où la PME moyenne a enregistré une progression de 16 % de sa valeur.

L’impact de la crise sur la valeur des entreprises plus anciennes est nettement plus important que sur celle d’entreprises plus jeunes. Fin 2010, la perte de valeur des entreprises de plus de 25 ans était de 21 % en moyenne, contre 9 % pour la PME moyenne de moins de 10 ans.

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Les dirigeants d’entreprise qui souhaitent une radiographie de la performance financière de leur entreprise peuvent demander une comparaison référencée de leur organisation - “Le baromètre PME de votre entreprise”. Il vous suffit de prendre contact avec le bureau Deloitte Fiduciaire de votre région ou de vous adresser à www.barometrepme.be.

A propos de Deloitte Fiduciaire

Deloitte Fiduciaire fait partie de Deloitte Belgique. Deloitte Fiduciaire est le chef de file du marché belge des services aux PME et aux entreprises familiales, à qui il propose conseils et recommandations en matière de comptabilité, ainsi qu’un large éventail de prestations pluridisciplinaires. La clientèle de Deloitte Fiduciaire compte plus de 5.000 PME en Belgique. La société possède plus de 75 ans d’expérience en comptabilité, conseils juridiques et recommandations fiscales . S’appuyant sur un solide réseau régional, 10 bureaux répartis sur l’ensemble du territoire belge et plus de 400 comptables multidisciplinaires, conseillers fiscaux et juridiques, et experts en F&A, rapports de gestion et technologies de l’information, Deloitte Fiduciaire offre aux PME des compétences pointues et ciblées qui dépassent de loin les services de comptabilité traditionnels. L’équipe de Deloitte Fiduciaire propose une palette complète de services englobant la comptabilité, la fiscalité et le conseil juridique, sans oublier la consultance sur des questions financières, de fusions & acquisitions et d’alignement Opérationnel/IT.

Les PME auxquelles s’adresse Deloitte Fiduciaire vont des jeunes entrepreneurs aux entreprises familiales solidement établies en passant par les spin-offs d’universités et de centres de recherche, des sociétés innovantes en plein essor, ou encore des sociétés immobilières ou de gestion. Ces organisations sont réparties dans tout le pays et réalisent un chiffre d’affaires annuel de moins de 50 millions d’euros.

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Contacts

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Société:
Deloitte Belgium
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