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Press article: Quand bénéfice financier rime avec plaisir esthétique

Agefi - December 2009


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Les fonds d’actions et d’obligation sont des classes d’actifs bien connus. Les fonds d’investissement en art et autres biens de collection le sont beaucoup moins. Et pourtant la montée en puissance de l’art dans le monde financier est bel et bien une réalité. Deloitte Luxembourg est persuadé que ces "Emotional Assets" ou "Passion Investments" auront une belle carte à jouer en tant que nouvelle niche financière. Mais pourquoi investir en peinture, vin, bijoux, diamants ou instruments de musique? Adriano Picinati di Torcello, Senior Manager chez Deloitte Luxembourg a fourni des réponses à LuxembourgforFinance.

Le marché de l’art est en train de se "financiariser", grâce à deux phénomènes: la globalisation et la recherche. "Il y a encore peu de temps, il y avait une perception que le marché de l’art était uniquement réservé à des personnes fortunées, voire très fortunées. Avec le développement de la connaissance des marchés de l’art et de sa transparence via la publication notamment d’indices ou d’informations sur le nombre de ventes et sur le montant des différentes oeuvres vendues, on constate un intérêt grandissant pour l’art comme une nouvelle classe d’actif financier.

Picinati di Torcello précise que depuis quelques années on constate une émergence de fonds de placement qui investissent dans l’art. Cette tendance ne se limite pas uniquement à l’art mais touchent également d’autres biens de collections. Il rajoute que s’il y a eu des précédents durant le siècle passé ; on constate actuellement que le phénomène est mondial avec des fonds crées aussi bien aux Etats Unis, en Angleterre, en Autriche, en Inde, etc. En général ces fonds sont réservés à des "qualified investors" cependant certains permettent à des investisseurs avec des patrimoines nettement moins élevés de rentrer dans ce type de fonds.

Parmi les biens de collection, la peinture et le vin sont les catégories qui sont le plus souvent mise dans les portefeuilles de ces nouveaux fonds. A côté de ces deux catégories, les bijoux, la photo, les diamants, les timbres, les pièces de monnaie anciennes ou les instruments de musique, notamment les violons sont d’autres "collectible assets" qu’on rencontre. On constate également que certains fonds diversifient leurs portefeuilles en investissant dans plusieurs catégories de biens de collection.

Pourquoi investir dans l’art?

Selon l’expert de Deloitte, il y a plusieurs raisons pour un client d’investir dans l’art ou dans des biens de collections: la performance générée de l’inefficience des ces marchés, une protection contre le risque d’inflation, la réduction du risque provenant d’une corrélation faible avec les autres actifs financiers, une réserve de valeur et la possibilité de pouvoir bénéficier de la location de l’oeuvre ou de participer à des événements à savoir des expositions ou encore des rencontres d’experts, donc d’avoir également un plaisir esthétique. "Beaucoup d’investisseurs qui ont malheureusement perdu beaucoup d’argent durant la crise en investissant dans des produits qu’ils ne connaissaient pas, voudraient revenir vers des choses qui sont plus proches de leur coeur, mais qui offrent également de la protection et un rendement", glisse-t-il.

Adriano Picinati di Torcello ajoute qu’il ne faut pas être expert en art ou en vin par exemple pour investir dans un tel fonds. "Il faut par contre s’assurer que les personnes qui vous proposent de tels produits ont des experts et bien sûr les compétences nécessaires pour assurer une sélection appropriées des oeuvres, une vérification de l’authenticité de celles-ci, une provenance des objets d’art et ainsi de suite pour éviter un certain nombre de risques qui sont intrinsèquement liés à l’objet". Amateur d’art ou pas, tous les investisseurs sont bien évidemment à la recherche d’un rendement intéressant.

Selon des études académiques, la performance réelle long terme des oeuvres est vraisemblablement de l’ordre de 6%, et en période de boom économique même de 10-12%, hors inflation. Mais comment un fonds en art peut-il générer du rendement? Le Senior Manager de Deloitte cite quelques stratégies potentielles: "C’est principalement en profitant des inefficiences de marché pour acheter et vendre bien, en trouvant également des opportunités intéressantes sur des oeuvres qui sont vendues en cas de décès ou de divorce par exemple, et en anticipant des tendances. Il n’y a pas de délit d’initié dans le marché de l’art."

Le Luxembourg en tant que centre de compétence

Londres et New York sont les deux plus grandes places du marché de l’art, mais elles sont fortement bousculés pas les places asiatiques. Selon Adriano Picinati di Torcello, l’Angleterre est probablement le pays le plus engagé sur ce sujet, parce que vous avez les experts aussi bien au niveau du marché artistique qu’au niveau de la finance. Maintenant, ce n’est pourtant pas impossible que vous ayez un fonds qui soit domicilié au Luxembourg par exemple.

"D’ailleurs, ce que nous essayons de vendre, c’est que le Luxembourg notamment grâce à sa structure SIF (Special Investment Fund) a un rôle à jouer pour attirer des promoteurs et des gérants de fonds pour domicilier leurs structures à Luxembourg. Il y a des fonds qui investissent dans des biens de collection ; vins, violons et art qui sont installés au Luxembourg. La structure SIF est une structure qui est très flexible qui permet de le faire d’une façon tout à fait adéquate", souligne l’expert de chez Deloitte qui ne pense pas que l’absence d’experts sur place soit un handicap compétitif pour le Grand-Duché. "Je pense que le Luxembourg, tout comme pour un fonds d’investissement qui investit dans des actions ou des obligations, n’a pas forcément les spécialistes comme les gestionnaires basés chez nous. Par contre, pour toute la connaissance en ce qui concerne l’administration, la domiciliation et la distribution du produit, cela peut se faire à partir de Luxembourg".

Les fonds d’investissement, c’est tout un art

Il s’avère incontestable que l’art et les autres biens de collection comme nouvelles classe d’actifs financiers alternatifs sont des arguments solides pour attirer des investisseurs fortunés. Adriano Picinati di Torcello est convaincu que la place financière luxembourgeoise possède les atouts nécessaires pour la rendre compétitive en la matière. Dans cette perspective, Deloitte vient déjà d’organiser deux conférences sur la montée en puissance de l’art et des autres biens de collection comme nouvelle classe d’actifs financiers. La deuxième édition a eu lieu en octobre 2009 à Londres, en collaboration avec l’université de Maastricht, douze mois après la première conférence organisée au Luxembourg dans l’enceinte de la Philharmonie.

Vu l’impact particulièrement positif, un troisième événement sera organisé en octobre 2010 à Paris. La formule sera pareille à 2009: un volet académique, où des académiciens discuteront de nouvelles recherches et de nouveaux papiers sur le sujet et une partie ouverte en public. ALondres, des gérants de fonds venaient parler de leur expérience, tout comme des spécialistes de salles de vente internationales, de compagnies d’assurance et de consultants spécialisés sur le sujet. Dans son souci d’informer de cette évolution de marché, Deloitte a créé une page web www.deloitte-artandfinance.com où plus d’informations sur ces conférences sont disponibles.

Contacts

Name:
Adriano Picinati di Torcello
Company:
Deloitte Luxembourg
Job Title:
Directeur - Art & Finance
Phone:
+352 451 452 531
Email
apicinatiditorcello@deloitte.lu

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