|
Le sous-secteur transport et logistique regroupe non seulement le transport routier, mais également l’entreposage et le transbordement de marchandises, les formalités douanières et les activités portuaires.
Voici quelques chiffres relatifs aux entreprises de transport et de logistique observés dans le cadre de notre analyse:
-
Le sous-secteur représente 18 % des entreprises prestataires de services.
-
74 % des entreprises de transport et de logistique sont des entreprises familiales.
-
64 % des entreprises de transport et de logistique sont déjà actives depuis plus de 10 ans dans leur secteur.
Le graphique illustre le positionnement du secteur transport et logistique par rapport au secteur des services.
La rose de positionnement obtenue montre clairement 4 quadrants plutôt refermés. En d’autres termes, le secteur du transport et de la logistique influence négativement les valeurs des indicateurs du secteur des services, comme indiqué précédemment.
Seule la part des charges salariales dans la valeur ajoutée est légèrement plus faible dans le secteur du transport et de la logistique - c’est donc un facteur plus favorable - que dans le secteur des services proprement dit.
La concurrence accrue des pays d’Europe de l’Est et l’augmentation du prix du pétrole ont fortement pesé sur le rendement du secteur au cours de l’année écoulée. Plus de 25 % des entreprises de transport et de logistique génèrent même un rendement négatif pour leurs actionnaires et autres bailleurs de fonds (retour sur capital investi).
Le secteur affiche, en outre, une solvabilité réelle relativement faible et une moins bonne liquidité (current ratio). En outre, en comparaison avec la plupart des autre (sous)-secteurs, les entreprises de transport et de logistique réalisent un cash-flow opérationnel insuffisant pour faire face aisément à leurs obligations financières à court terme. Cette situation permet de supposer que le secteur utilise en moyenne davantage de ressources bancaires pour le financement de ses investissements et son exploitation. Le graphique confirme ce constat.
«Malgré les baisses récentes du prix du pétrole, l’avenir des entreprises de transport ne s’annonce pas nécessairement tout rose. Le secteur du transport reflète la situation économique générale. La question est de savoir combien de temps la croissance économique va encore pouvoir se maintenir. Et même si la croissance générale se poursuit, il existe un risque de trop grande extension des capacités, ce qui mettrait en péril l’équilibre nécessaire.
En outre les règles dites «Bâle II» auront de sérieuses répercussions sur ce secteur, déjà peu apprécié par les établissements bancaires. Les préfinancements, par exemple, de nouvelles taxes douanières, de hausses d’accises etc. seront sans doute quelques-unes des préoccupations des entrepreneurs de ce secteur dans les prochaines années. On peut, en outre, s’attendre à ce que les prix pétroliers ne fassent qu’augmenter à plus long terme», selon Lode Verkinderen - SAV (1)
(1) SAV est l’Organisation Professionnelle Royale des Entrepreneurs de Transports des Marchandises et des Prestataires de Services Logistiques Flamands
|