Personne-ressource: Nathalie Léonard
Samson Bélair/Deloitte & Touche
Directrice, Développement des marchés
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Montréal, le 21 février 2005 – Le marché se stabilise, mais la concurrence pour trouver de nouveaux investissements demeure forte. On s’attend toujours à la domination des regroupements d’entreprises, mais le secteur des premiers appels publics à l’épargne devrait s’imposer comme solution dérivée, selon les résultats d’un sondage réalisé par Deloitte sur les perspectives du placement privé au Canada.
Les grandes sociétés d’investissement de capital de risque (SICR) et de placements privés du Canada prévoient que la scène économique et celle de l’investissement se stabiliseront au cours du premier semestre de 2005. Cette stabilité devrait entraîner une importante croissance de l’activité dans le secteur des premiers appels publics à l’épargne (PAPE), exutoire parfait pour les investissements. Selon le 12e Sondage sur les perspectives du placement privé au Canada, publié aujourd’hui par Deloitte, plus de 12 % des SICR et des sociétés de placements privés interrogées au 4e trimestre de 2004 prévoient canaliser leurs investissements dans les PAPE, une hausse notoire par rapport à seulement 3 % au 4e trimestre de 2003. Le sondage trimestriel fait le point sur les perspectives des sociétés canadiennes de capital de risque et du placement privé pour les six prochains mois et sert d’indicateur de l’évolution du niveau de confiance et des attentes à l’égard du climat économique, des conditions du marché, des transactions et des secteurs d’investissements.
Bien que la croissance prévue dans le secteur des PAPE soit le reflet de l’activité récente sur le marché, particulièrement dans le secteur de l’industrie logicielle, on s’attend toujours à une domination du secteur des regroupements d’entreprises, avec près de 84 % des répondants qui ont indiqué qu’ils prévoyaient liquider leurs investissements dans les regroupements d’entreprises. En revanche, 4 % ont déclaré qu’ils prévoient un nombre égal de regroupements d’entreprises et de PAPE.
« Le marché dans son ensemble fait preuve d’une confiance renouvelée, et le marché des PAPE est à nouveau considéré comme une solution viable par un nombre croissant de SICR et de sociétés de placements privés, a commenté Michael Badham, associé chez Deloitte. En conséquence, nous allons sans aucun doute assister à une augmentation des PAPE au cours des six prochains mois et voir la Bourse TSX de croissance dépasser la marque de 9 400 points d’ici la fin du premier semestre de 2005. »
La majorité des répondants au sondage (62 %) prévoient que les valeurs de sortie demeureront stables au cours des six premiers mois de 2005. La situation est l’antithèse de celle de l’année dernière, alors que 66 % des répondants étaient d’avis que les valeurs de sortie allaient augmenter. Bien que les évaluations ne semblent pas augmenter, en revanche, plus de 81 % des personnes interrogées prévoient que la valeur relative (par rapport au coût) des sociétés qui composent leur portefeuille d’investissement s’inscrira à la hausse. La tendance à la hausse observée au cours des derniers trimestres se poursuivrait donc.
L’arène de l’investissement demeure très concurrentielle, état de fait confirmé par la majorité des répondants (62 %) qui pensent que la concurrence pour les nouvelles occasions d’investissement s’intensifie, alors que seulement 29 % seulement considèrent plutôt la situation comme stable. Il s’agit d’une augmentation importante par rapport au trimestre précédent alors que près de la moitié des répondants (47 %) voyaient la concurrence se stabiliser et seulement 45 % s’attendaient à une augmentation.
Bien que la concurrence pour les occasions de qualité s’intensifie, les SICR ont confiance en leur capacité de trouver des occasions appropriées de placement, plus de la moitié d’entre elles (54 %) s’attendent en effet à investir leurs fonds actuels en moins de deux ans. Les transactions axées sur la croissance du capital demeurent la cible prioritaire pour la majorité des SIRC (71 %), une hausse modique par rapport à la période précédente (68 %), suivies par les acquisitions (23 %) et les restructurations (2 %). Ces résultats constituent une indication claire quant aux intentions des SIRC et des sociétés de placements privés qui continuent à privilégier les secteurs à croissance rapide de l’économie.
« L’optimisme accru à l’égard des occasions d’investissement et le rythme constant de l’investissement en capital de risque confirment que l’environnement du placement en capital de risque est relativement sain au Canada », a déclaré Robin Louis, président de l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement et président de Venture West. « Certes, le secteur du capital de risque et celui des placements privés à un stade ultérieur subissent des pressions sur les prix, malgré tout, les prévisions annonçant un environnement favorable à l’investissement et une hausse des évaluations des sociétés de portefeuille devraient se traduire par un bon rythme d’investissement dans tous les secteurs de l’industrie en 2005. »
Il est à noter que le secteur manufacturier est de plus en plus délaissé pour privilégier celui des communications et des logiciels. Environ 19 % des répondants ont déclaré qu’ils cherchaient actuellement des occasions dans chacun de ces deux secteurs, suivis par celui de la biotechnologie (12 %). Le secteur manufacturier a glissé à 11 % par rapport à 14 % au trimestre précédent.
Les participants au sondage ont indiqué que les institutions canadiennes sont actuellement la source de financement la plus populaire (citées par 65 % des répondants), viennent ensuite les particuliers à valeur nette élevée (27 %), les fonds d’investissement de travailleurs (19 %), les autres sources (16 %), les institutions américaines (14 %) et les institutions européennes et les grandes entreprises (9,5 % chacune).
La 12e édition de ce sondage trimestriel sur les perspectives du placement privé au Canada a ciblé plus de 500 professionnels du capital de risque et représentants de souscripteurs privés de tout le Canada. Des questionnaires ont été envoyés à plusieurs professionnels appartenant au même cabinet.
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