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Deloitte
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MONTRÉAL, le 5 septembre 2006 — La gestion des émissions de GES demeure au second plan dans la moitié des organisations émettrices canadiennes, indique un récent sondage de Deloitte, le GHG Emissions Management Survey 2006.
L‘étude menée auprès de 80 entreprises canadiennes indique que 50 % des sociétés n’incluent pas la gestion des émissions de GES dans leur politique ou leur stratégie globale de gestion du risque, malgré que 80 % d’entre elles accordent une importance modérée à primordiale à cette question.
Plutôt que de faire de la gestion des émissions de gaz à effet de serre (GES) un projet global à l’échelle de l’entreprise, la responsabilité de cette question incombe encore dans la plupart des organisations au directeur de l’environnement ou de la durabilité de la société, et seulement
53 % des répondants peuvent compter sur la participation du conseil d’administration.
« À ce jour, la plupart des entreprises canadiennes ont choisi la voie la plus simple en ce qui a trait à la gestion des émissions de GES, note Valerie Chort, associé et leader du groupe d’Environnement, santé, sécurité et développement durable chez Deloitte. Les résultats du sondage montrent que de nombreuses sociétés ne tiennent pas compte de tous les facteurs de risque liés à la gestion des émissions de GES. »
« Les stratégies d’atténuation et d’adaptation dépassent les considérations techniques et incluent, par exemple, des facteurs de risques environnementaux, organisationnels et de marchés d’émissions, poursuit Valerie Chort. Les sociétés doivent adopter une approche intégrée qui tient compte de l’ensemble des options d’atténuation dont elles disposent à l’interne, de leurs droits d’échange de crédits d’émissions et des exigences en matière d’adaptation. »
Les sociétés qui adoptent des mesures concrètes en matière de GES en profitent aussi pour :
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l’établissement d’un leadership en matière de politique (58 %)
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la gestion des risques d’entreprise (37 %)
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l’augmentation de l’efficacité énergétique (24 %)
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l’amélioration globale de la gérance de l’environnement (22 %)
Un obstacle : l’incertitude face à la réglementation
L’incertitude face à la réglementation gouvernementale régissant les émissions de carbone constitue l’un des plus grands défis des sociétés à l’heure actuelle. Bien que 80 % des sociétés aient pris des mesures afin d’évaluer l’intensité de leurs émissions de GES ou leurs émissions
totales actuelles, l’incertitude face à la réglementation complique la mise en œuvre de stratégies d’atténuation.
De plus, la plupart des répondants reconnaissent que l’absence de directives comptables et fiscales précises influe sur leur capacité d’évaluer les plans de gestion des GES. La nature pressante de ces questions est mise en lumière par le fait que plus de 50 % des répondants participent activement aux discussions publiques en matière de politiques et qu’un autre 28 % surveillent les progrès en cette matière et prennent part au processus au besoin.
La gestion des émissions requière des investissements
En ce qui concerne la mise en œuvre de plans de gestion des GES, les réponses sont partagées. D’une part, plus des deux tiers des répondants indiquent qu’ils disposent des moyens pour établir des politiques (79 %), établir des inventaires (91 %) et définir leurs options de réduction (67 %). D’autre part, la plupart des organismes précisent également qu’ils manquent de ressources à l’interne et de compétences pour utiliser les mécanismes du marché externes, modifier leur exploitation ou faire les investissements corporels appropriés. Ces résultats indiquent que les sociétés devront peut-être augmenter leurs ressources à l’avenir, si un programme d’échange est introduit.
Les sociétés émettrices n’ont pas encore mis au point de protocoles détaillés pour la gestion des émissions de GES. Conformément à leur déclaration quant aux moyens dont ils disposent, 93 % des répondants croient qu’ils ont conscientisé l’ensemble de l’entreprise aux questions d’émission de GES. De la même façon, de nombreux répondants ont établi des responsabilités organisationnelles (72 %) et des bases de référence (84 %).
Le passage aux étapes suivantes constitue toutefois un défi. Les réponses au sondage montrent que la plupart des sociétés(71 %) n’ont pas établi de budgets clairs pour la réduction de leurs émissions de carbone, qu’elles n’ont pas établi d’objectifs ni de calendriers relatifs à l’atténuation des émissions (60 %), et qu’elles ne disposent pas de systèmes de divulgation
(65 %).
« Malgré l’incertitude qui règne, les sociétés doivent prendre des mesures dès maintenant, suggère Pat Concessi, associée du groupe des Marchés mondiaux de l’énergie chez Deloitte. Les entreprises peuvent développer un plan solide qui les préparera à une variété de scénarios possibles. Développer ces plans maintenant leur permettra de disposer d’un éventail d’options pour satisfaire aux exigences futures.
À propos du sondage
Deloitte a fait parvenir le sondage sur la gestion des émissions de GES à 220 grands émetteurs de GES canadiens. La majeure partie des 80 répondants au sondage provenait des secteurs pétrolier et gazier, manufacturier et de la production d’énergie. Cinquante-six pour cent (56 %) des répondants se considéraient comme de grands émetteurs finaux (GEF) tel que définis par Environnement Canada, 36 % ne se considéraient pas comme des GEF et 8 % étaient incertains.
À propos de Deloitte
Deloitte, une des plus importantes sociétés de services professionnels du Canada, offre des services de vérification, de fiscalité, de consultation, de conseils financiers et de gestion du risque d'entreprise à un vaste éventail de clients canadiens et internationaux. Deloitte est l'entreprise canadienne membre de Deloitte Touche Tohmatsu Verein, association de firmes exerçant leurs activités dans près de 150 pays. Ensemble, les firmes membres de DTT regroupent près de 135 000 employés partout dans le monde. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous le nom Samson Bélair/Deloitte & Touche.