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Deloitte
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Les actionnaires familiaux financent leur propre entreprise à plus de 55 %. Les entreprises familiales ont du mal à assumer la très lourde charge que représente le coût total du personnel.
Deloitte Fiduciaire, leader du marché en matière de conseils comptables, fiscaux, juridiques et financiers prodigués aux entrepreneurs familiaux et aux PME, publie aujourd’hui les résultats de son étude ‘Baromètre pour les PME’. Cette étude benchmark donne une vue d’ensemble des PME belges qui se fonde sur les chiffres 2004 de plus de 2.500 PME, constituant un échantillon représentatif des entreprises belges.
Pour la première fois en Belgique, l’étude intègre également des données non-publiées relatives aux comptes courants, aux emprunts des actionnaires et des administrateurs, aux intérêts payés sur ces emprunts, aux coûts du personnel intérimaire, aux rémunérations des administrateurs, … Tenant compte de ces données complémentaires, Deloitte Fiduciaire a remanié dix indicateurs clés afin de mesurer la position financière des entreprises. En outre, c’est la première fois que des données de 2004 sont utilisées.
L’étude révèle que la solvabilité réelle (fonds propres majorés des comptes courants et emprunts différés octroyés par les actionnaires et les administrateurs) n’est que de 55 % pour une entreprise belge moyenne. Si la récente étude du Professeur Ooghe de la Vlerick Management School1 avait révélé que l’entreprise belge moyenne n’a que 30 % de fonds propres, l’étude de Deloitte Fiduciaire démontre que les actionnaires et administrateurs/gérants familiaux financent 25 % de plus sous forme de compte courant et d’emprunts différés. Les entrepreneurs familiaux optent donc dans une importante mesure pour une forme de financement intéressante sur le plan fiscal via le compte courant (déductibilité limitée de la charge d’intérêt payée et 15 % de précompte mobilier). La récente mesure fiscale en matière de déduction d’intérêt notionnelle est utile, mais ne changera pas fondamentalement le choix du mode de financement par les actionnaires.
Les entreprises familiales croulent sous la très lourde charge des coûts du personnel sur la valeur ajoutée : la moitié des entreprises crée insuffisamment ou tout juste assez de valeur ajoutée pour assumer le coût total du personnel (charge salariale du personnel propre, des administrateurs et du personnel intérimaire).
Enfin, le rendement net (bénéfice net plus intérêt net sur le compte-courant) sur les fonds propres réels est de 6 % pour l’entreprise belge moyenne. Compte tenu d’un taux d’intérêt sans risque d’environ 3 %, la prime de risque de l’entreprise belge moyenne est de 3 % à peine. La variation entre les entreprises semble particulièrement importante, avec une prime de risque d’au moins 15 % pour les 25 % d’entreprises les plus performantes.
Autres résultats importants:
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En Flandre, la solvabilité réelle de l’entreprise est de 59 %, contre 55 % en Belgique et 47 % en Wallonie.
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Les secteurs du bois et de l’industrie graphique affichent la meilleure position en matière de liquidité. Le secteur des services et du transport & logistique disposent de liquidités relativement faibles.
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Plus de la moitié des entreprises de la construction, des services, du commerce et du textile n’arrivent pas à créer une valeur ajoutée suffisante pour couvrir le coût de leur personnel, du personnel intérimaire et des administrateurs.
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Concernant le cash-flow opérationnel sur chiffre d’affaires, le secteur des services remporte des scores élevés (14 %). Les prestations du commerce (5 %), du bois et du textile (6 %) et de l’alimentation (7 %) sont très faibles.
• Les entreprises familiales de la région bruxelloise et du secteur textile réalisent moins de rendement net que le taux d’intérêt sans risque. Les services et le secteur du bois réalisent le rendement net le plus élevé (11 %).
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Les résultats financiers varient fortement d’un secteur à l’autre. Les chefs d’entreprises familiales doivent absolument adapter leur stratégie aux possibilités financières de leur entreprise et du secteur.
Deloitte Fiduciaire a sélectionné pour cette étude dix indicateurs financiers, caractérisant la position financière et opérationnelle de chaque entreprise. Pour ce faire, Deloitte Fiduciaire s’est appuyée sur les quatre piliers de la politique financière et sur les priorités des patrons de PME: structure financière et capacité de remboursement, liquidité et gestion du fonds de roulement, valeur ajoutée et intensité en termes de travail et de capital, et rentabilité.
1 Titre de l’étude “De financiële toestand van de Belgische ondernemingen”, 2005, Intersentia
Deloitte Fiduciaire réalisera et enrichira cette étude chaque année, afin de suivre de près l’évolution des PME belges. Cette étude peut être demandée sur notre site web www.deloitte.com/be/pme