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Deloitte
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Neuilly-sur-Seine, le 10 avril 2008 – Pour la septième année consécutive, Deloitte livre, dans « Technology, Media & Telecommunications Predictions - Trends 2008, sa vision des tendances de l’année dans le secteur. A partir de recherches et de l’expérience de ses 6.000 experts, de ses clients, d’analystes et d’acteurs mondiaux du secteur : obstacles en vue pour la publicité en ligne, opportunités sous condition pour l’eBook, le salon point focal de la consommation de médias mais aussi de production de CO2, complémentarité entre télévision traditionnelle et Internet, début de succès contre la piraterie en ligne mais non fin de la contrefaçon, innovations dans les salles de cinéma, retour à la matérialisation de la musique, montée en première page de la presse en ligne, apport de créativité par les délocalisations, importance du business plan pour étayer la convergence entre technologie et médias…
Détails sur ces 10 tendances :
1. Obstacles en vue pour la publicité en ligne
Depuis la vente du premier bandeau publicitaire il y a 15 ans, les revenus de la publicité en ligne se sont élevés à 42 milliards de dollars. Elle devrait pourtant en 2008 avoir à franchir une série d’obstacles : hostilité croissante à la publicité, opposition grandissante au pistage comportemental, réglementations…. Un regain de concurrence de la part des médias traditionnels est à attendre en 2008. La publicité en ligne doit se repositionner en complémentarité avec les médias classiques.
2. L’e-Référence plutôt que l’eBook
L’eBook pourrait ne pas connaître le succès escompté en 2008. La numérisation a pourtant déjà fait ses preuves. Mais il convient d’être sélectifs et de justifier économiquement la conversion en format électronique des textes en fonction de leurs utilisations. Les fournisseurs doivent, quant à eux, étudier toutes les formes nouvelles de diffusion et de partenariats permises par les différents supports ainsi disponibles.
3. Le salon va-t-il devenir le pollueur n°1 ?
En 2008, rester chez soi et regarder la télévision, écouter de la musique ou jouer à un jeu vidéo devront être des comportements de plus en plus éco-responsables. La prolifération des technologies de salon est porteuse de sa propre empreinte carbone et celle-ci est amenée à se développer en 2008 et au-delà. « Le secteur des médias et de l’électronique grand public doit réfléchir aux moyens de réduire l’empreinte carbone des technologies de salon. Les Box, qui sont entrées dans presque tous les foyers français, n’ont par exemple pas une consommation et des pratiques d’utilisation très optimisées, à commencer la mise automatiquement en stand-by des appareils lorsqu’ils ne sont pas utilisés. La Semaine du Développement Durable nous rappelle qu’il est temps de passer à l’acte » relève Etienne Jacquemin, associé Deloitte en charge de TMT.
4. Complémentarité entre télévision traditionnelle et Internet !
La consommation de télévision va changer en 2008, en particulier en France : progression des chaines TNT, suppressions éventuelles de la publicité sur les chaines du service publique, consommation d’images sur Internet (Youtube, Dailymotion…), télévision sur Internet... Mais la télévision sur Internet est un autre média dont la qualité, le format des contenus et l’audience diffèrent de celles de la télévision traditionnelle. Pour Etienne Jacquemin, « Les diffuseurs traditionnels doivent s’intéresser à la façon dont ils peuvent accompagner ou compléter le contenu de leurs programmes et penser en terme d’intégration avec Internet et même avec les autres médias traditionnels».
5. Limitation du piratage en ligne ne signifie pas fin de la contrefaçon
La généralisation du haut débit a permis le développement de la piraterie de la musique, des films, de la télévision et des logiciels. La bataille contre la piraterie numérique pourrait connaître un début de succès en 2008, en combinant éducation et répression, (amendes, procès, refus de l’accès haut débit). Mais la contrefaçon physique va perdurer, en particulier grâce à la baisse des coûts de production des supports. Les médias devront développer des offres alternatives attrayantes et compétitives
6. Les salles vont au delà du cinéma
Les revenus des salles ont connu une bonne croissance sur les dernières années, pour atteindre 25 milliards de $ en 2006. Mais cette performance peut ne pas durer et il fautr profiter de la bonne santé actuelle du secteur pour réinventer un format qui a fait l’objet de peu d’innovations au cours de la dernière décennie. En 2008, des salles ou complexes convenablement équipés pourraient commencer, par exemple, à retransmettre des événements tels que des rencontres sportives ou des concerts, ces grands rendez-vous avec le public entraînant généralement une désertion des salles traditionnelles.
7. C’est le moment pour la musique de redevenir tangible
Au cours des vingt dernières années, le prix des places de concert n’a cessé d’augmenter tandis que le prix de la musique enregistrée chutait : 30$ pour le premier CD il y a un quart de siècle, 15$ aujourd’hui. 2008 pourrait être l’année du retour à une existence matérielle de la musique ; à condition de trouver le juste prix acceptable. « Compte tenu de la réticence à payer pour des téléchargements et de la meilleure perception de supports physiques pour des cadeaux, on pourrait vendre des lecteurs MP3 préenregistrés, ou d’autres supports matérialisant la musique, tout en continuant à laisser à chacun la liberté des téléchargements numériques. Une solution pourrait être de faire des offres groupées de copies matérielles (ou même des livres ou des T-shirts qui les accompagnent) et de téléchargements numériques », suggère Etienne Jacquemin associé TMT de Deloitte.
8. La presse en ligne vient en première page
Les médias traditionnels commencent à reconnaître l’apport du web, tant pour les contenus que pour les talents, par le vivier que constituent les « journalistes amateurs ». Cette tendance va s’intensifier en 2008. « Le rachat de sites, de blogs et la monétisation de leurs audiences ciblées va se poursuivre » commente Etienne Jacquemin.
9. Les délocalisations rendent la profession plus créatrice
Les délocalisations, perçues essentiellement comme un moyen de réduire les coûts, s’observaient surtout pour les services financiers et les secteurs technologiques, l’industrie des médias étant plutôt suiveuse. En 2008, les délocalisations vont s’accentuer, pour diminuer les coûts certes, mais aussi pour enrichir la création, grâce à l’accès à de nouveaux talents et de nouveaux marchés.
10. Convergence technologie et médias : n’oubliez pas le business plan !
Les médias ont tout particulièrement bénéficié des avancées technologiques lors des dernières années. 2008 doit continuer à voir apparaître de nouveaux produits et services et de nouveaux acteurs. Des fusions ou des acquisitions peuvent aussi être tentantes. Mais le succès peut ne pas être au rendez-vous : Ce qui est possible techniquement peut ne pas être viable économiquement, des obstacles légaux ou juridiques peuvent obérer le développement d’une offre, des bases d’audience peuvent ainsi être difficiles à monétiser.
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