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Deloitte Fiduciaire publie les résultats de son « Baromètre pour les PME 2007 »
Publié: 21/11/07

2006 : un bon millésime pour les PME belges
La déduction des intérêts notionnels a-t-elle fait long feu ?
Les jeunes entreprises présentent une productivité et un rendement supérieur, leurs homologues plus anciennes sont plus solvables
PME familiales : une utilisation trop importante des fonds propres
La rémunération des administrateurs des PME familiales n’est pas astronomique

Bruxelles, le 21 novembre 2007 – Deloitte Fiduciaire, numéro un de l’expertise comptable et du conseil en droit fiscal et financier aux dirigeants d’entreprises familiales et aux PME, présente aujourd’hui les résultats de son étude « Baromètre pour les PME 2007 ». Ce benchmark fournit une vue d’ensemble du paysage des PME belges, en s’appuyant sur les derniers chiffres de 2006 de 2 200 entreprises, constituant un échantillon représentatif du paysage entrepreneurial belge. Deloitte Fiduciaire offre également aux dirigeants de PME la possibilité d’évaluer la position de leur entreprise, sur www.barometrepme.be.

Cette étude est unique puisque Deloitte Fiduciaire est, pour la troisième année consécutive, la première à rassembler les plus récentes données chiffrées de plus de 2 200 entreprises pour l’année 2006, en y intégrant des données tant « publiques » que « non publiques ». Par données « non publiques », nous entendons des données internes pertinentes qui ne figurent pas dans les comptes annuels publiés (ou du moins pas dans tous), comme le chiffre d’affaires, les rémunérations des administrateurs et les comptes courants. Nous avons sélectionné dix indicateurs clés caractérisant parfaitement la position financière et opérationnelle des PME belges : structure financière et capacité de remboursement, liquidité et gestion du fonds de roulement, valeur ajoutée et intensité du travail et du capital, rentabilité opérationnelle et financière et enfin, le rendement des fonds engagés.

2006 : un bon millésime pour les PME belges

En 2006, la PME belge médiane a réalisé de bons résultats. Pour 8 des 10 indicateurs clés pris en considération, la PME médiane obtient de meilleurs résultats en 2006 qu’en 2004 et 2005.

Alors qu’en 2004 la PME médiane générait une valeur ajoutée de 45 euros sur une vente de 100 euros, la moitié des PME obtiennent en 2006 une marge de valeur ajoutée de 47 euros ou plus. Concrètement, cela équivaut à un accroissement de 2 % de la productivité. Les raisons de cette progression sont une offre de produits innovante et la recherche constante d’un financement plus efficace.

Cette progression de la productivité s’est en outre traduite par un accroissement opérationnel et net des rendements, de 1 % à chaque fois pour la PME belge médiane, par rapport à 2004. Concrètement, la moitié des PME belges a réalisé en 2006 un rendement opérationnel d’au moins 13 % et un rendement net de 6 % ou plus. Les meilleures performances sont réalisées dans les secteurs des services, des matières plastiques et de la chimie et dans l’industrie de transformation du métal. Le secteur du textile reste par contre à la traîne.

Ce rendement opérationnel élevé influence directement la valeur de l’entreprise pour les actionnaires de l’entreprise. Nous pouvons par conséquent affirmer que la valeur de l’entreprise pour les actionnaires des PME belges a également progressé en 2006.

En 2006, les principaux bailleurs de fonds pour les PME belges restent les actionnaires et les administrateurs. L’étude montre que la solvabilité réelle (les fonds propres auxquels on ajoute les comptes courants et les emprunts subordonnés octroyés par les actionnaires et les administrateurs) des PME belges atteint en moyenne 56 %, par rapport à 55 % en 2005. Elle est composée comme suit : capital et réserves 39 %, comptes courants et avances 17 %. Ces comptes courants constituent en effet une alternative financière avantageuse d’un point de vue fiscal pour le capital-actions, mais aussi, et surtout pour les PME familiales, une source de financement permanente par les actionnaires.

À dater de l’exercice d’imposition 2007, un nouvel incitant fiscal est entré en vigueur : la déduction des intérêts notionnels. En instaurant cette mesure, le gouvernement belge souhaite récompenser les sociétés qui affectent leurs fonds propres à la consolidation de la structure de leur capital.

Concrètement, les entreprises peuvent désormais déduire des intérêts fictifs sur leurs fonds propres (corrigés le cas échéant) de leur base d’imposition. Jusqu’à l’exercice d’imposition 2006, elles ne pouvaient déduire que la charge d’intérêt de la dette de leur résultat. Désormais, cette déduction est aussi possible pour les fonds propres corrigés. L’an dernier, 4 % seulement des entreprises de notre groupe de référence ont procédé à une augmentation de capital de 25 000 euros ou plus. Chez 23 % d’entre elles, les comptes courants ont été simultanément apurés de plus de 25 000 euros. Par conséquent, depuis l’instauration de la déduction des intérêts notionnels, seul un nombre restreint de chefs d’entreprises ont choisi de consolider leurs fonds propres comptables par un apport supplémentaire de capital. La déduction des intérêts notionnels a-t-elle fait long feu ? Il est peut-être encore trop tôt pour donner une réponse univoque à cette question. Néanmoins, pour de nombreux chefs d’entreprise, l’octroi d’intérêts plus élevés sur les comptes courants constitue certainement une solution plus avantageuse que la déduction des intérêts notionnels. Par ailleurs, la hausse de la solvabilité réelle est bel et bien un indicateur de la mise en réserve (en hausse) des bénéfices dans l’entreprise. Cette mise en réserve des bénéfices a certainement été encouragée par l’instauration de la déduction des intérêts notionnels.

Par rapport aux années précédentes, la PME belge médiane a légèrement accru sa capacité de remboursement en 2006. La capacité de remboursement indique dans quelle mesure l'entreprise est capable de remplir ses obligations financières dans l'année au moyen du cash-flow net (après impôts) provenant de ses activités. C’est la condition sine qua non de sa santé financière.

Par ailleurs, la position de liquidité moyenne des PME belges a également progressé en 2006. En étudiant la position de liquidité, nous voyons dans quelle mesure une entreprise peut libérer à court terme suffisamment de moyens financiers pour remplir ses obligations à court terme à l’égard des banques, des fournisseurs, de son personnel, etc.

Comme lors des années précédentes, le fossé entre les meilleures entreprises et les plus faibles reste toutefois important. Les entreprises ayant une vision forte, dont la stratégie est caractérisée par l’innovation, réalisent en moyenne de meilleurs résultats. Se reposer sur les lauriers des succès passés se traduit d’ordinaire par de moins bonnes performances financières aujourd’hui.

Les jeunes entreprises présentent une productivité et un rendement supérieur, leurs homologues plus anciens sont plus solvables

Les entreprises de moins de 10 ans livrent surtout d’excellentes performances en matière de productivité et de rentabilité. Pour chaque tranche de 100 euros de chiffre d’affaires, la moitié des jeunes entreprises créent 54 euros de valeur ajoutée. Pour les entreprises de plus de 25 ans d'existence, ce chiffre retombe à 36 euros. Cette valeur ajoutée élevée donne en outre un rendement opérationnel et financier plus fort chez les jeunes entreprises. La moitié des jeunes entreprises réalise ainsi un rendement net de 11 % ou plus. Pour les entreprises de plus de 25 ans d’existence, ce chiffre retombe à 6 %.

Par contre, au fil des ans, les plus anciennes entreprises ont eu l’occasion de se constituer des fonds propres plus confortables grâce aux bénéfices réservés, ce qui profite bien entendu à leur indice de solvabilité. Les anciennes sociétés jouissent également d’une meilleure position de liquidité que leurs jeunes homologues.

PME familiales : une utilisation trop importante des fonds propres

Les entreprises familiales se caractérisent par un niveau élevé de solvabilité. En effet, la moitié des PME familiales se financent grâce à leurs fonds propres, à leurs comptes courants et aux avances des actionnaires et des administrateurs/gérants, à concurrence de 60 % minimum.

Par ailleurs, la PME familiale se distingue par une productivité et un rendement opérationnel très élevés. Toutefois, le rendement net d’une PME familiale est moins élevé. La moitié des entreprises familiales réalisent un rendement de maximum 6 %, contre 7 % pour les entreprises non familiales et 9 % pour les filiales internationales. Ce rendement net inférieur est imputé à un taux d’autofinancement trop important (capital, réserves et comptes courants) par rapport aux résultats enregistrés.

Conclusion : les PME familiales sont souvent « surcapitalisées ». Dans ce contexte, une partie des moyens mis à la disposition de la société par les actionnaires/administrateurs se voit souvent investie dans des secteurs non productifs tels que l’immobilier. Ce dernier ne manquera pas de créer des problèmes lors de la vente ultérieure de l’entreprise.

La rémunération des administrateurs des PME familiales n’est pas astronomique

Seuls 37 % des mandats d’administrateur au sein des PME belges sont rémunérés. La rémunération brute de l’administrateur s’élève en moyenne à 55 072 euros par mandat rémunéré (sur une base annuelle). Dans le cadre de notre étude, outre les charges salariales totales des ouvriers, des employés et des cadres, nous considérons également les coûts du travail intérimaire et les rémunérations des administrateurs comme des frais réels de personnel. Il convient de noter qu’au sein des PME familiales, les rémunérations des administrateurs représentent 24,8 % du total des frais de personnel ainsi calculé, ce qui traduit le haut degré d’implication des administrateurs dans cette catégorie d’entreprises. Néanmoins, l’administrateur d’une telle entreprise ne s’octroie pas un salaire astronomique : en moyenne 53 905 euros.

À mesure que l’entreprise grandit, non seulement le nombre moyen de mandats d’administrateurs croît, mais la rémunération moyenne des administrateurs progresse également. Les entreprises, réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 6 250 000 d’euros sur une base annuelle, nomment en moyenne 2,36 administrateurs. Pour autant qu’ils soient rémunérés, ceux-ci reçoivent une rémunération moyenne de 50 786 euros par an. Dans les grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 25 000 000 d’euros, 3,41 administrateurs sont désignés en moyenne. La rémunération moyenne des administrateurs peut alors atteindre 94 476 euros bruts sur une base annuelle.

Finalement, nous constatons d’importantes différences d’un secteur à l’autre. Les secteurs les plus performants octroient également les rémunérations les plus importantes à leurs administrateurs :

Les dirigeants qui souhaitent situer de manière détaillée les performances financières de leur entreprise, peuvent dès aujourd’hui demander l’étude de leur propre entreprise - « Le baromètre pour votre PME » - via www.barometrepme.be.

Pour plus d’informations :  
Deloitte Press Office
+ 32 (2) 600.60.53
BEPress@deloitte.com 

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Dernier update: 06 Juin 2008
Source: Deloitte - Belgique (Français)

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