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Accroître la performance : comment les entreprises peuvent générer de la valeur pour les actionnaires en liant stratégie et technologie
Faits saillants d’une baladodiffusion de Deloitte Canada Insights avec Raymond Pineda et Patrick Stobbs

Les dirigeants d’aujourd’hui ont accès à plus de données que jamais auparavant, mais rares sont ceux qui peuvent les traduire en solutions. Raymond Pineda, leader national de notre groupe de la  Technologie de gestion de la performance, et Patrick Stobbs, un professionnel chevronné du groupe Finance et gestion de la performance, expliquent comment une gestion de la performance bien rodée produit le type d’informations que les dirigeants peuvent utiliser pour passer de la stratégie à l’action, et de l’action aux résultats. 

Qu’entend-on par « gestion de la performance » ? Donnez-nous une explication pour non-initiés.

Raymond Pineda : La gestion de la performance consiste à transformer votre plan en actions concrètes et à en mesurer les résultats. Prenons l’exemple d’un fabricant automobile qui souhaite faire croître de 20 % sa division de véhicules hybrides. Celui-ci devra tenir compte de cet objectif dans son plan stratégique, son plan d’affaires, ses cibles de rendement et son budget pour l’année. Il devra également surveiller et gérer les résultats obtenus pendant l’exercice. Il lui faudra donc les outils et les processus lui permettant de générer l’information nécessaire pour comparer les résultats avec le plan initial.

Pourquoi la gestion de la performance est-elle importante ?

Patrick Stobbs : La gestion de la performance est une compétence clé dans toute entreprise; c’est elle qui lui permet de planifier et de gérer l’entreprise. L’élément essentiel à retenir, qui explique l’appellation « gestion intégrée de la performance », c’est qu’il s’agit d’une boucle. On commence par se demander comment élaborer des stratégies, les communiquer au personnel et en mesurer les résultats. Puis, on refait la boucle en sens inverse en s’interrogeant sur la pertinence de la stratégie, sur ce qui doit être adapté et sur les leçons qu’il est possible de tirer.

Cette boucle, qui caractérise le terme « intégré », sépare les entreprises médiocres - c’est-à-dire celles qui fonctionnent par silos individuels pour chaque processus - de celles ayant adopté une méthode holistique, où les éléments forment un tout cohérent.

Aujourd’hui, un grand nombre d’entreprises sont inondées de données.  Malgré tout, les dirigeants se plaignent de la piètre qualité de la plupart de leurs informations. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Raymond Pineda : Cela concorde avec les conclusions tirées d’une initiative de Deloitte Research appelée « L’importance de la QI » (qualité de l’information), ou IQ Matters. Le problème vient principalement de la multitude des sources de données au sein de l’entreprise. Lorsqu’ils décident de ce qu’ils veulent mesurer, les dirigeants éprouvent de grandes difficultés à obtenir l’information correspondant aux mesures qu’ils ont choisi d’utiliser. Généralement, on en arrive à plusieurs scénarios plausibles, car les gens créent leurs propres feuilles de calcul et bases de données pour appuyer l’information dont ils ont besoin.

Que peuvent faire les dirigeants pour améliorer la qualité de l’information ?

Patrick Stobbs : Je proposerais deux choses : d’une part, il faut s’assurer d’avoir la bonne stratégie et de la lier à des éléments essentiels comme la valeur pour les actionnaires; d’autre part, il faut régler la question de la technologie. Le problème que nous observons chez de nombreux clients est qu’ils sont convaincus de détenir la solution miracle en investissant des millions de dollars en progiciels de gestion d’entreprise et de bases de données.  Ils doivent tout de même déterminer une stratégie pour traiter ces données. D’où le paradoxe que nous observons actuellement : Alors que les données foisonnent comme jamais auparavant, les dirigeants frappent à nos portes car l'information dont ils ont désespérément besoin pour prendre des décisions importantes leur fait cruellement défaut.

Les présentes questions et réponses sont tirées d’une baladodiffusion de Deloitte Canada Insights intitulée Driving business performance: How companies can bridge strategy and technology to build shareholder value (en anglais seulement).

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Source : Samson Bélair Deloitte et Touche - Canada (Français)

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