 Les sociétés d’investissement en capital de risque canadiennes ne s’éloignent toujours pas trop du pays. Voilà l’un des principaux constats tiré du sondage Global Venture Capital Survey 2006 (disponible en anglais seulement) de Deloitte. Plus de la moitié (58 %) des répondants canadiens affirment ne pas prévoir élargir leurs investissements à l’extérieur du pays au cours des cinq prochaines années, comparativement à 47 % des sociétés d’investissement en capital de risque américaines et à 44 % des investisseurs dans le monde entier.
La principale raison donnée par les sociétés canadiennes pour ne pas chercher à investir ailleurs dans le monde est le « nombre suffisant d’occasions propices sur les marchés existants » (33 %), suivie par les « restrictions contractuelles » et les « restrictions légales » (22 % chacune). La partie canadienne du sondage mondial, réalisée conjointement par Deloitte et l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement (CVCA) a permis d’évaluer les attitudes, les intentions et les projets d’investissement de plus de 500 sociétés d’investissement en capital de risque à l'échelle mondiale.
« Traditionnellement, les sociétés canadiennes d’investissement en capital de risque tendent à être plus prudentes dans leurs investissements que leurs pairs du reste du monde. La combinaison de modèles de répartition des actifs axés sur le Canada utilisés par de nombreux fonds et de la forte reprise de l’économie intérieure au cours des dernières années a encouragé l'orientation nationale de ces sociétés, parfois aux dépens des possibilités d’investissement à l’étranger, y compris sur les marchés émergents », a fait remarquer Marc-André Nadeau, associé chez Deloitte.
Dans les cas contraire, c’est-à-dire les sociétés d’investissement de capital de risque canadiennes qui prévoient investir à l’extérieur du pays, les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni, sont les trois lieux d'investissement les plus souvent cités. « La grande qualité des occasions » et « l’accès à des entrepreneurs de qualité » ont été cités par les deux tiers des répondants comme principales raisons qui les pousseraient à investir aux États-Unis. Pour les sociétés canadiennes d’investissement en capital de risque intéressées par la Chine, « l’émergence d'un environnement entrepreneurial dans des lieux non traditionnels », « l’accès à des marchés étrangers » et la « grande qualité des occasions » étaient cités comme les principaux incitatifs à l’investissement.
Le sondage Global Venture Capital Survey 2006 a été mené conjointement au Canada par Deloitte & Touche LLP et l'Association canadienne du capital de risque et d'investissement (CVCA). Le sondage mondial a été effectué auprès de sociétés d'investissement en capital de risque du continent américain, de l'Europe et du Moyen-Orient (Europe Moyen-Orient Asie) ainsi que de l'Asie-Pacifique. Deloitte a reçu 505 réponses d'associés commandités gérant des actifs de moins de 100 M$ US à plus de 1 G$ US. Le sondage a été mené pendant les mois d'avril et de mai 2006. Parmi le nombre total de répondants, 278 étaient établis dans le continent américain, dont 31 au Canada, 141 en Europe Moyen-Orient Asie et 86 en Asie-Pacifique.
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